lundi 25 juillet 2011

Rapide comme l'éclair? ... à la fève Tonka!


Je ne peux pas vraiment dire que j'ai eu une envie incontrôlable d'éclairs au chocolat... Non,...par contre, j'ai reçu il y a quelques semaines le livre "éclairs, religieuse & puits d'amour à la maison" de Marianne Magnier-Moreno (éd. Marabout) dont la photo de couverture a de quoi donner l'envie de mettre la main à la pâte.
Un dimanche pluvieux (vive la Belgique), envie de m'essayer à quelque chose de neuf  et me voilà en route pour une nouvelle expérience pâtisserie beaucoup moins rapide que son nom...

Pour la recette, je me suis fiée entièrement à celle du livre (pour une fois!). Sans regret! Après expérience, je peux dire que ce petit ouvrage a été un excellent compagnon de route. Beaucoup de trucs et astuces illustrés pour chaque étape (les ustensiles, la pâte à choux, le pochage de la garniture, le bon geste pour le glaçage,...), un large choix de recettes et de jolies photos pour susciter la création. Bref, un chouette livret avec de bonnes recettes (car oui, en plus de n'avoir eu aucun gros problème à les réaliser grâce aux bons conseils, ils étaient très bons!) 
Parmi les 28 recettes proposées (dont une vingtaine d'éclairs + d'autres à base de pâte à choux : religieuses, choux, Paris-Brest,...), j'ai choisi celle des éclairs à la fève Tonka qui fonctionne exactement comme celle à la vanille sauf que l'on remplace la vanille par la fève Tonka pour infuser le lait dans la crème pâtissière.

Après cette première expérience "éclair", j'ai bien envie de remettre le couvert et d'en essayer d'autres plus originaux comme celui au citron vert ou à la clémentine ou encore à la pomme caramélisée ou à la crème de marron. J'ai bien envie aussi de recommencer pour en faire des so fashion, ultra trendy en version mini, glaçés de toutes les couleurs, pour servir en mignardise ou lors d'un goûter branché au champagne.
En attendant, voici la recette des 

éclairs à la fève Tonka
 et glaçage au chocolat
(recette résumée extraite du livre "Éclairs, religieuses & puits d'amour à la maison" de Marianne Magnier-Moreno, éd. Marabout)

Pour 6 à 8 éclairs (j'en ai fait 12 !)

Pour la pâte à choux:
  • 80 ml de lait
  • 80 ml d'eau
  • 70 g de beurre
  • 1 grosse pincée de sel (2 g)
  • 10 g de sucre
  • 100 g de farine
  • 2 oeufs
1° Dans une casserole, mettez le lait, l'eau, le beurre coupé en morceaux, le sucre et le sel et portez le tout à ébullition en mélangeant avec la spatule. Après 2, 3 secondes de bouillonnement, retirez du feu ajoutez la farine en une fois. Mélangez doucement puis de plus en plus vite jusqu'à obtenir une pâte homogène.
2° Faites déssecher la pâte sur le feu en mélangeant vigoureusement jusqu'à ce qu'elle ne colle plus à la casserole (environ 30-60 secondes). Laissez tiédir.
3° Ajoutez petit à petit les oeufs battus en omelette jusqu'à ce que la pâte accroche à la spatule et en retombe très lentement.
4° Transférez la pâte dans une poche avec une douille lisse de 20 mm et pochez les éclairs sur une longueur de 14 cm (essayez de presser sur le douille de façon uniforme pour obtenir des tubes réguliers). Lissez les bouts éventuellement avec un peu d'oeuf ou d'eau.
5° Enfournez dans un four pré-chauffé à 150°C (chaleur tournante) durant 55-60 minutes.
Pour la crème pâtissière à la fève Tonka:
  • 410 g de lait entier
  • 2 fèves Tonka
  • 5 jaunes d'oeuf
  • 80 g de sucre
  • 20 g de farine
  • 20 g de Maïzena
  • 2 g de sel
1° Portez le lait à ébullition avec les fèves Tonka (j'en ai râpé une et laissé l'autre entière) puis ôtez du feu, couvrez et laissez infuser 5-10 minutes.
2° Faites blanchir au fouet les jaunes d'oeufs avec la moitié du sucre et le sel. 
3° Incorporez la farine et la Maïzena puis versez une louche du lait infusé et passé au tamis. Fouettez le tout puis transférez le tout dans le lait restant et et mélangez vigoureusement pour obtenir un mélange homogène. Remettez sur le feu et portez doucement à ébulition sans cesser de fouetter. La crème va épaissir. Laissez bouillir 1-2 minutes puis retirez du feu et transférez la crème dans un plat. Recouvrez de film plastique au contact, laissez tiédir puis mettez au frais.
Pour le glaçage chocolat:
  • 125 g de chocolat noir
  • 125 g de crème fraîche liquide
  • 40 g de miel
  • 50 g de beurre
Faites bouillir la crème puis versez-la sur le chocolat et le beurre coupés en morceaux et le miel. Mélangez pour homogénéiser le tout. Si nécessaire faites-le fondre au bain-marie.

Pour le montage:
1° Fouettez vigoureusement la crème pâtissière refroidie avec 1 cc de rhum (facultatif) et transférez-la dans une poche avec une douille de 6 mm. 
2° Percez le dessus des éclairs de 3 trous (2 aux extrémités et 1 au milieu) à l'aide d'une douille cannelée.
3° Commencez à remplir les éclairs par l'une des extrémités; lorsque la crème apparaît dans le trou du milieu, continuez de garnir l'éclair par l'autre extrémité. Raclez l'excédent. Pour une garniture apparente, coupez les éclairs en 2 sur la longueur à l'aide d'un couteau-scie et garnissez une des parties généreusement avant de la recouvrir de l'autre moitié.
4° Glaçez les éclairs en les plongeant dans la ganache tiédie (ni trop épaisse, ni trop liquide), tenez-les à la verticale pour laisser écouler l'excédent et lissez éventuellement les bords du bout des doigts. 
Pour la décoration:
Avant de mettre mes éclairs à refroidir au frais, je les ai décorés d'amandes effilées et en poudre, de pistaches et noisettes concassées, de grains en chocolat et autres fantaisies que j'utilise habituellement pour mes cupcakes. 
Dans le livre, ils proposent de quoi en inspirer plus d'un avec de nombreuses idées de décoration toutes plus créatives les unes que les autres.



Alors, ultra fashion l'éclair? Serait-il un potentiel nouveau cupcakes à la française ? à suivre...

"Éclairs, religieuse & puits d'amour à la maison" 
Marianne Magnier-Moreno (éd. Marabout; coll. Petits Plats), 72 pp, 2011

jeudi 21 juillet 2011

Lardo di Colonnata (IGP)...ou quand le gras devient luxe!

Vous ai-je déjà parlé du Lardo di Colonnata? Ce 100% gras de porc, devenu politiquement correct, qui ne craint plus les agressions de "saturé" ou autres reproches sanitaires, ce gras fondant, au goût et à la finesse incomparables, ce gras de porc aujourd'hui élevé au quasi même rang que le noble prosciutto di Parma et que l'on achète à "prix d'or" (si ma grand-mère entendait ça, ce morceaux de porc autrefois si populaire...)! Ce lardo italien au blanc immaculé n'est en effet pas n'importe quel lardo...


D'une saveur extraordinaire, extrêmement parfumée et délicate, le lard de Colonnata est aujourd'hui devenu un produit de luxe de la gastronomie italienne. Sa saveur exceptionnelle lui vient en effet de son processus de maturation datant de l'époque romaine. Celui-ci consiste à laisser macérer la partie grasse extraite du dos du cochon, dans un coffre (« conche ») de marbre, frotté d'ail et d'arômes, puis recouvert de gros sel, de poivre en grain, romarin et sauge. Le lard va alors s'affiner dans ce coffre de marbre de 6 à 10 mois, et sera ensuite enrichi d'arômes tels que la cannelle, la coriandre, la noix de muscade, les clous de girofle, l’anis étoilé et l’origan. Le coffre de marbre singularise le processus de ce luxueux lardo. La ville de Colonnata, partie Est de la région marbrière de Carrare (Toscane), est en effet reconnue internationalement pour ses nombreuses carrières d'extraction de marbre.

Et on le déguste...
Simple is the best! La meilleure façon d'apprécier le lardo di Colonnata est encore de le servir tel quel, en antipasti, découpé en très fines tranches (important! c'est là que réside tout son fondant).
  • En crostini, déposez-le sur un pain de campagne toasté (ou non).
  • Pour une version améliorée, accompagnez-le simplement d'un bon miel de châtaigne (autre spécialité Toscane) ou d'excellent poivre du moulin. 
  • Vous pouvez aussi tartiner le pain de pesto ou de tomate écrasée et couvrir ensuite de lardo puis de basilic ou romarin frais.

Miel Thun, miel nomade made in Italy. À produit d’exception, accompagnement d’exception! Réalisé par un apiculteur passionné, du pays de Trentino (nord de l’Italie), ce miel de châtaigne, typique de la région, est un délice qui s’accorde parfaitement avec le Lardo di Colonnata. Nomade? En effet, chaque année, Andrea Paternoster s’échappe avec ses ruches durant quelques mois pour les emmener là où elles trouveront le meilleur pour réaliser leur nectar. Il rentre ensuite chez lui pour en extraire le miel et le mettre en bocal. Un produit artisanal, savoureux, et réalisé dans le plus grand respect de la nature. Délicieux également en accompagnement de fromages!

Pizza de luxe?
Le lardo di Colonnata tient son délice, en partie, de son côté ultra fondant. Lorsqu'on le met en bouche ou qu'on le dépose sur une source de chaleur, il fond littéralement.
Á New York, chez Otto, la très convoitée pizzeria du chef Mario Batali dans le West Village, j'ai eu l'occasion de goûter à sa pizza Otto Lardo (13$), une sorte de pizza bianco (sans tomate) simplement recouverte de tranches de lardo di Colonnata à la sortie du four avec un peu de romarin frais et quelques copeaux de parmesan. Juste le bonheur des produits à l'état pur!* (Otto, One 5th Avenue NYC 10003  T. +1 212 995 9559, www.ottopizzeria.com). Mais cette délicate final touch fonctionne aussi parfaitement sur des pommes de terre grenaille rôties ou de la polenta, sur une soupe, sur des noix de Saint-Jacques ou des filets de rouget grillés, des cailles rôties, du boudin noir poêlé, des pâtes, un risotto,...
Mmmm, un lard blanc d'une toute grande finesse qui pourrait upgrader un plat à lui seul!

* même si le choix de Batali d'associer lardo et pizza m'avait bien plu, je dois quand même dire que ce restaurant m'a plutôt laissé de marbre (c'est le cas de le dire...): beaucoup, beaucoup (trop?) de monde, TRÈS bruyant, service impersonnel et une cuisine loin d'être inoubliable!


Les autres Lardo...
Lardo di cinto toscano, lardo bianco ramené de Toscane
Lard d'Arnad D.O.P  Sans doute la meilleure alternative au lardo di Colonnata, ce lardo typique de la vallée d'Aoste provient de cochons nourris de légumes et de châtaignes et est conservé, non pas dans du marbre, mais dans des conteneurs (doïls) fabriqués artisanalement avec du bois de châtaignier (arbre emblématique de la région). Il est ensuite affiné d'herbes aromatiques poussant naturellement dans la vallée: sauge, romarin, laurier, thym.
Lard blanc. Certains artisans-bouchers produisent un excellent lard blanc qui, coupé très finement, peut se substituer au lardo di Colonnata. (Quand j'en ai parlé à mon boucher, spécialisé dans l'artisanat du porc, il me disait qu'il était difficile aujourd'hui d'obtenir ce lardo bianco. La tendance allant de plus en plus vers des viandes de plus en plus maigres, les porcs sont élévés dans ce sens et ne développent plus une couche de gras assez épaisse pour produire un lardo bianco digne de ce nom!)
Autre lard typique de Toscane, Il Guanciale est un lard demi-blanc, contenant en effet une fine partie maigre en son centre et constituant notamment la base de la sauce Amatriciana, mais pouvant pour les plus blancs, remplacer notre "cher" lard de Colonnata.

dimanche 10 juillet 2011

Un goût amer de l'Italie....

...ou éloge d'une saveur mal-aimée!
Si je vous dis: café, Campari, Cynar, rucola, trévise, aubergine, artichaut, radicchio, miel d'argousier, amande, puntarelle, orange amère, huile d'olive, bottarga, olives noires...peut-être cela vous incite-t-il à exprimer spontanément une mimique de répulsion ou de dégoût spécifique au ressenti du goût amer. En Italie, l'évocation de ces ingrédients typiques du pays, suscitent pourtant tout l"inverse!

Après avoir passé un an à la Villa Medicis de Rome, Emmanuel Giraud, journaliste et gourmet à la plume raffinée, nous emmène en voyage au pays de l'amer.
Il commence par nous faire "goûter" l'amer avec les artichauts de Sant'Erasmo, les étals de salades des marchés romains, les amaro des bars de Turin ou encore le caffè ristretto. On se laisse ensuite nourrir par la richesse et la douceur lexicale du mot "amer" à l'italienne: d'amaregiare à amarognolo, toujours prononcé avec le sourire contrairement à notre "amer" francophone, perçu comme "lourd", presque "infréquentable".
Petit passage amère ensuite en découvrant cette tendance actuelle regrettable de vouloir maîtriser, limiter voire supprimer cette saveur si complexe et contrastée mais néanmoins si riche et fascinante, au profit de l'écrasant "sucré" bien-aimé ! Mais au fond qu'est-ce que l'amer? D'où vient-il? Pourquoi ce rejet ici et pas là-bas?
On termine en "douceur" pour se jeter à la mer et remettre l'amer au goût du jour avec ces 7 recettes au goût tendre et amer dont une signée Pierre Gagnaire...

Un beau voyage de saveur qui me laisse une agréable amertume et qui me donne envie de déguster une délicieuse bottarga en tranches avec des artichauts crus à l'huile d'olive comme en Sardaigne, suivi d'un petit ristretto...

L'Amer 
Emmanuel Giraud, éd. Argol, 104 pp., 2011

lundi 27 juin 2011

Un goût de Sardaigne, mes bonnes adresses (suite et fin)

Derniers jours food à Cagliari, en Sardaigne!
(Voir les gelato, la bottarga et les prosecco des J+1 et J+2 et le plus grand marché municipal d'Italie, la fregola et le caffè J+3)
 J+4, avant dernier jour.
Après s'être ouvert l'appétit sur le marché de San't Ellia,

un petit marché populaire le long de la mer, nous grimpons à nouveau le bastion San Remy pour se poser au Ristorante 51 (un des rares restaurants ouverts le dimanche).
La terrasse est très agréable et la vue magnifique (même si une fois assis, les garde-corps en pierre cachent toute la belle vue sur la ville). Ce restaurant est de type contemporain et propose une cuisine plutôt moderne. Le service, à l'image du lieu, est un peu froid, très fonctionnel!
La carte du midi est limitée et on opte pour un plat de pâtes, casulli alla carlofortina (8 €) (pâtes sardes proche des malloredus, sauce tomate, thon et pesto) et carbonaretta pecorino (10 €) (spaghetti carbonara au pecorino et légumes). Le vin  n'est pas des meilleurs mais les pâtes sont vraiment très bonnes, même si celles aux légumes sont plutôt banales et pourraient être plus relevées; seulement une pincée de pecorino râpé??!, la cuisson est parfaite mais la sauce est limite. On partira rassasié mais un peu sidéré par le coperto à 3€, pour un service pas très chaleureux, voire un peu rude. Mais ce prix doit être du à la situation prestigieuse du restaurant (dans les hauteurs du Castello avec vue imprenable sur la ville).

Ristorante 51
Via Santa Croce N°51 - Cagliari
T. + 39 070 8586629 Ouvert tous les jours.

17h, la gelato, of course (pas besoin de rappeler que je suis amoureuse des glaces italiennes ;-)).
Retour chez notre bon glacier de la veille, Slow Food etc... avec toujours un accueil très aimable. (voir J+1 pour infos et photos). Choix du jour, pignon et miel, fraise et nocciola...Mmmmh!!!! Et j'avoue, je craque complètement pour la nocciola que je déclare par la même occasion, meilleure glace aux noisettes de tous les temps ;-)

20h30 Last dinner... but not least! Pour le dernier soir, après avoir tourné 20 minutes, on opte finalement pour une valeur sûre...l'un voulant des pâtes l'autre du poisson...back again to Crackers!
Un peu peur d'être déçus, tant la première visite nous avait plu, et bien non, pas de regret, une fois de plus gros coup de coeur pour ce resto à nouveau à la hauteur de nos attentes! Un excellent resto authentique, accueillant et chaleureux, savoureux et à prix doux, comme on les aime!

Pour cette seconde visite, nous commençons cette fois avec les antipasti caldo (10 €) (assortiment de légumes) et prosciutto crudo (8 €). On se délecte. Pas très audacieux pour le vin, on opte pour le même que la dernière fois qui nous avait si bien goûté, le Monica di Sardenia, Antigua ( 13 € la bouteille !!!), et on reste conquis. Le jambon finement tranché est vraiment délicieux, fondant, et les antipastis (asperges, fenouil, sorte d'omelette et aubergine) sont excellents.


Pour le plat, le serveur nous propose sa pêche du jour parmi laquelle un beau morceau d'espadon. Il propose un carpaccio, ou pour les autres poissons (bar, daurade, rouget,...) une cuisson en croute de sel ou grillée. J'adore le poisson cru et opte donc pour l'espadon en carpaccio. Le second choix sera des penne al'arabiata (6 €), histoire de goûter à ce grand classique préparé dans son pays d'origine.
C'est à nouveau un succès. Le carpaccio d'espadon, servi avec du céleri cru et une huile d'olive remarquable est tout simplement divin! Ultra frais et extrêmement savoureux, c'est un pur bonheur! Les penne sont elles aussi à la hauteur de nos attentes! Perfecto: juste cuisson et assaisonnement tip-top...le silence se fait (enfin pas pour longtemps :-)) ....haaa que j'aime l'Italie quand elle procure de tels bonheurs gustatifs! Quand elle est à ce niveau, elle est incomparable!

Finalement Crackers aura été la toute bonne découverte de notre séjour à Cagliari. Tout était sans fausse note. Et si vous y allez, n'hésitez pas demander conseil au patron ou à lui laisser carte blanche car il adapte son menu au fil des jours, en fonction du marché sans qu'il soit vraiment indiqué à la carte!

Crackers
195 Corso Vittorio Emanuele II, 09123 Cagliari, 
T. +39 (0)70 653912, fermé le mercredi

J+5, jour du départ, pressés par le retour en avion, on optera, pour notre dernier repas in Italia, pour une incontounable...pizza. Sans doute pas dans la meilleure pizzeria de Cagliari qui soit mais néanmoins très bonne. En terrasse, sur la piazza Yenne, sous le soleil qui a enfin décidé de pointer son nez (il était temps, surtout que l'on s'en va..). Un très large choix de pizza cuites au feu de bois, de la plus simple à la plus sophistiquée. Les pizzas sont bonnes, même si mangées rapido à l'américaine et non façon dolce vita italienne. Mais ce n'est rien, on reviendra!

Grotta Marcello
Piazza Yenne, 26
09124 Cagliari, T. +39 70 2046677

Dans nos valises, en tenant compte des restrictions strictes Ryanair, nous ramenons malgré tout quelques produits locaux dont l'incontournable bottarga di mugine et di tonno (voir photo), le pecorino, la ricotta affumicata (voir photo), le prosciutto de porc et de sanglier ou encore les malloredus, pâtes typiques de Sardaigne. Et si nous avions eu plus de souplesse avec l'avion, nous aurions certainement rajouté quelques tomates, miel, mirto (sorte de limoncello à base de mirte et non de citron) et bien entendu du vino!! Promis la prochaine fois on prend une valise en plus...
Et en attendant, pour les bruxellois, (reportage à venir) foncez à l'excellent restaurant Le Max (Schaerbeek) ou à la divine pizzeria la Bottega della pizza (St-Gilles) ou encore chez le très chaleureux épicier sarde Vinci (St-Gilles - Midi), histoire de se faire une petite dose sarde sans taxe d'aéroport!
(Autre restaurant Sarde (gastronomique) de la capitale mais pas encore testé: "Le poux qui tousse"- Bxl-centre )

Et si vous cherchez un chouette hôtel à Cagliari, voici une bonne adresse où nous sommes allés: The Place. Beau, propre, neuf et accueillant. Un tout nouvel hôtel ouvert il a tout juste 2 mois et construit dans un ancien palais rénové. La situation est idéale, dans une petite rue étroite typique à deux pas du centre névralgique de Cagliari. L'accueil est chaleureux, les chambres spacieuses et confortables, le petit déjeuner simple mais encore en rodage (ils viennent juste d'ouvrir). Excellent contact aussi avec le couple propriétaire des lieux, très disponible et de bons conseils. Si je devais revenir à Cagliari j'y retournerais certainement!

The Place Hotel
Via Sant'Efisio 59 - 61, 09124 Cagliari 
GSM +39 339 8398214 - +39 328 319 32 58 - Fax.070.796 20 56  

samedi 25 juin 2011

Gusto di Sardegna...mes bonnes adresses (suite)

Et on reste encore quelques jours en Sardaigne pour goûter à Cagliairi...
(pour les gelato, la bottarga et les prosecco des premiers jours, c'est ici J+1 et J+2)
J+3, encore une journée bien gourmande! Première escale du jour, le marché di San Benedetto. L'estomac de Cagliari.  Un marché couvert journalier sur deux étages, où l'on trouve toute la crème des produits locaux, de la viande au poisson en passant par les fromages, les charcuteries, les pâtes, les fruits et les légumes,... bref, la totale!


Chaque stand respire la fraîcheur, la qualité, la générosité. On assiste à une abondance de produits frais tous plus alléchants les uns que les autres! (Et c'est là qu'on regrette d'être à l'hôtel et pas dans un gîte, pour pouvoir cuisiner tous ces bons produits sur place, ou encore, de ne pas avoir un poids de valise illimité à l'aéroport!!).

Les tomates en tous genres sont magnifiques: leur gout, leur odeur, leur couleur...TOUT! Les herbes fraîches pendent par botte au dessus des étals, les fraises et les melons s'écoulent par panier, les asperges sauvages semblent juste sortir de terre et les agrumes trainent leurs bosses sans honte à chaque coin d'allée.
Les fromages embaument le marché et nous feraient tourner la tête, avec de la ricotta fresca di buffala vendue au poids, des pecorino de toutes sortes sans oublier le gorgonzola coulant à en faire pâlir un coulommiers ou un brillat bien fait!


Les étals des bouchers sont eux aussi spectaculaires (et feraient hurler des végétariens): des morceaux entier de viande, des tripes (cervelle, intestins, poumons, foie de veau (of course),...), des têtes d'agneau et de cochon, des épaules, des trains de côtes, des porcelets entiers,...rien à voir avec les mini portions pré-emballées du supermarché. Ici, on découpe sur commande, le haché est fait minute et le boucher n'est pas le charcutier, chacun sa spécialité... Rois des étals? l'agneau et le porc!
Côté poisson, pareil! Ils remplissent tout le deuxième étage! (malheureusement nous ne l'avons su qu'après et n'avons donc pas pu le voir :-(... Mais rien que le premier étage etait déjà fabuleux, je n'ose imaginer ce que devaient être les poissons...!)

Les producteurs sont adorables: accueillants, souriants, joyeux, drôles...on est interpellé de tout côté et tenté d'acheter à chaque échoppe (chacun sa technique commerciale, chez Abercombie NY, par exemple, ils mettent des top biches et des hommes canons à l'entrée pour attirer la clientèle (ce qui, pour ma part, produit exactement l'effet inverse!) tandis qu'ici, point d'hommes sexy...mais du charme et de l'humour (et d'excellents produits), c'est la technique à l'italienne...et je marche ;-)

Je rêverais d'avoir près de chez moi un marché comme celui-là. C'est un véritable bonheur!
On ressort de ce mercato l'estomac bien réveillé et la tête encore dans les nuages! Et on a juste une envie: passez à tavola!! Aussitôt dit, aussitôt fait...

Marché de San Benedetto,
 Via Tiziano/Via Cocco Ortu, 09128 Cagliari,
 T. +39 70 487284, www.mercatosanbenedetto.com, 
Ouvert du lundi au samedi de 7h à 14h.

12h30, heure de la siesta, direction la plage de Poetto (5 km du centre)! Mais comme le temps ne nous suit pas, on range les bikinis, on sort les parapluies et on fonce se régaler, s'abriter dans un ristorante! Recommandé par des locaux, nous entrons à La Marinella, un restaurant avec une salle énorme bardée de maillots de footbaleurs du Cagliairi Calcio et une vue incomparable sur la mer (qui doit être encore plus magique avec le soleil et la plage bien peuplée!). Spécialisé dans les poissons (bord de mer oblige) nous sommes accueillis à l'entrée par un comptoir de poissons frais du jour histoire de nous mettre en appétit!

Au menu antipasti, pasta et vino bianco pour une siesta à l'italienne bien agréable!

On commencera par la spécialité "poisson" de la Sardaigne, aussi appelée "caviar Sarde": la célèbre bottarga di muggine (10 €). Les oursins sont aussi fort réputés dans la région, mais on aime tellement la poutargue qu'on ne résiste pas à goûter à nouveau à ces délicieux oeufs de poisson séchés. Cette fois, elle est servie non pas râpée sur des pâtes (voir J+1), mais coupée en lamelles sur des artichauts crus avec, comme toujours, une excellente huile d'olive! C'est très bon, c'est du luxe, on savoure! Ce plat illustre parfaitement l'amertume italienne: poutargue, artichaut cru et huile d'olive...petite nature s'abstenir!

Pour suivre, spaghetti con vongole (10 €)...(mes préférés!): parfait, rien à ajouter, ultra frais et savoureux, nos papilles frôlent l'euphorie, j'en veux des comme ça tous les jours!!! Et pour le petit côté show off, c'est le serveur qui dresse les assiettes directement en salle, allant de table en table avec son chariot. Le service est à nouveau irréprochable et chaleureux.
Bref, la pluie n'aura pas eu fin de nous, et à défaut d'avoir bronzé, nous repartons de la plage bien-aimée des Cagliariens, les papilles pleines de grâce.

Ristorante La Marinella, 
Lungomare Poetto - Quartu S. Elena, 
Cagliari, T. +39 70 810126

17h, c'est l'heure du caffè! Direction donc le plus vieux café de Cagliari et ses plafonds de pierre en arcade. Les hauts murs exposent toutes sortes de produits fins: biscuits, chocolat, gâteaux, champagne,... Chouette endroit, avec un chic à l'italienne, même si le service est plus impersonnel et que les chaises ne sont pas très confortables.


Caffè Svizzero
Largo Carlo Felice, 6
09124 Cagliari, T. +39 70 653784

19h30, aperitivo! On tourne un peu dans le coin pour finalement se retrouver dans un bar lounge, vide, un peu à l'écart, avec des hauts plafonds en arcade blancs, un énorme mur exposant des bouteilles de vin et des sièges en faux cuire très confortables. On opte pour les bulles italiennes (6€) qui nous seront servies accompagnées de quelques antipasti simples mais accueillants: mini pizza, tortilla,...
White Stone 
Wine bar & co, Piazza Jenne, 17, Cagliari

21h, à la tavola! On reste du côté de Stampace pour le resto du soir pour lequel on essuie à nouveau quelques revers de "complet". Et oui, outre le fait que le mot "réserver", on ne connaît pas, il faut savoir qu'en Italie, "manger" est un véritable art de vivre. Contrairement à d'autre cultures, à l'heure du repas, on prend le temps. Pas question donc, dans un restaurant, de faire deux services sur une soirée. S'il n'y a plus de place, ce n'est pas la peine d'attendre, revenez demain car on ne poussera pas les gens à se dépêcher. Le service, en général, est d'ailleurs plutôt lent et j'aime ça! (I'm a Slow Food addict, isn't it ;-))
Finalement, nous trouverons une table de libre (la dernière) chez Ammentos Ristorante. Á la carte, pas de plats mais un choix de menus "tout compris". Je ne suis pas fan de ce genre de formule mais on est déjà bien content d'avoir une table et on s'adapte. On opte pour le menu avec antipasti, primi, dolci, aqua, vino e muscat à 21 €, mais on fera un petit changement pour le vin en choisissant une bouteille plutôt que le vin du patron au pichet prévu initialement (+ 15 €).

La salle est authentique,étroite et bruyante. C'est rempli. Le service est plutôt nerveux et expéditif dans ses explications. Arrivent les antipasti, servis sur de larges assiettes en bois léger avec du pain sarde. Excellent terroir oblige, c'est très bon! On reçoit un assortiment de charcuteries, de fromages et de légumes grillés. On note cependant que les fromages annoncés ne sont pas tous présents. Seuls le pecorino fondu et la ricotta s'y trouvent. Est-ce parce que nous sommes les derniers clients? Fin de service? Néanmoins, ces antipasti sont très bons et le vin aussi (bien que très costaud) mais parfait avec les produits du terroir.


Pour suivre, nous optons pour les pâtes sardes, la fregola, sorte de pâte en forme de petits pois séchée puis rôtie au four, préparée ici avec des funghi porcini (mes champignons préférés!) et pour des raviolis aux asperges sauvages. Les champignons sont comme j'aime, avec un goût intense mais je ne tombe pas sous le charme de la fregola. Les raviolis sont bons mais sans plus.
En dessert, on nous apporte un assortiment sucré avec un verre de muscat, mais l'estomac déjà bien rempli, nous choisirons finalement les fruits à la place: bananes, ananas, raisins, kiwi,...très frais!
En résumé, une adresse simple et chaleureuse mais sans grande saveur. Accueil mitigé, service parfois rude, et cuisine pas toujours très fine.
Ammentos Ristorante
Via Sassari, 120 - Cagliari T. +39 70 651075

à suivre, derniers jours gourmands à Cagliari, épicerie, pizza et notre ristorante coup de coeur!


Voir également:

jeudi 23 juin 2011

A taste of Sardinia, Cagliari...mes bonnes adresses!

Que faire à Cagliari quand il pleut, il vente et il fait gris? 
Point de bikini dans ce cas, mais boire et manger oh, oui! ;-)
Comme quoi, à tout malheur, il y a du bon. C'est que dans le domaine du bien-manger, la Sardaigne a de quoi séduire. Île paradisiaque pour ses plages, elle n'en est pas moins aussi pour ses bons produits de bouche: prosciutto, bresaola, pecorino, ricotta, bottarga, oursin, poissons, fruits de mer, agneau, porc, fregola, malloredus, carciofi, myrte, zafferano, vino... bref, de quoi raviver mon amour pour l'Italie (déjà ceci dit bien acquis!).

Voici donc un giro de mes bonnes adresses gourmandes de Cagliari, ville capitale de la Sardaigne.

J+1: après avoir pris une petite coupe de prosecco en haut du Castello du bastione San Remy, sur la terrasse du bar lounge, Caffè Degli Spirit, avec magnifique vue panoramique sur la mer et la ville, nous sommes redescendus du côté du quartier Stampace histoire de continuer les réjouissances.
Caffè Degli Spirit, 
Il Castello Bastione San Remy, T. +39 70 655884

Premier choix (qui s’avérera être le gros coup de coeur de notre séjour), le Ristorante Crackers.

Une salle spacieuse et sobre à l'italienne, sans effet de lumière ni de décoration outrancière, bouteilles de vin apparentes et tables simplement nappées de blanc.

La porte d'entrée vitrée est recouverte de distinctions des guides Slow Food, Gambero Rozzo ou encore de L'espresso, derrière lesquelles on aperçoit la salle, encore relativement vide à cette heure-ci (20h30, il faut le temps qu'on se mette à l'heure italienne, 21h-22h!!)

On s'installe, le serveur (propriétaire du restaurant) nous accueille très chaleureusement. Après un long moment d'analyse de la carte (terrible moment durant lequel on doit faire des choix, nous obligeant à renoncer à d'autres) on se décide enfin. On nous amène l’assortiment de pain typique à la Sardaigne avec notamment le fameux carasau, pain ultra fin et croustillant, aussi appelé "papier à musique".

Pour le vin, nous demandons conseil au patron qui nous propose un Monica, cépage typique de la région de Cagliari. Le choix est probant, ce vin est excellent...et pour un prix dérisoire (13 €) ! Il a du corps sans être trop lourd, ni trop sur le fruit; parfait!

Arrive alors les antipasti : bresaola e carciofi (8€) . Les artichauts sont une spécialités sardes. Servis à peine marinés, quasi crus, on goûte vraiment le goût de noisette, légèrement amère et la texture croquante de l'artichaut. Assaisonné d'une excellente huile d'olive, on se régale. La bresaola est savoureuse à souhait et le vin l'accompagne à merveille! C'est tout bonheur!

En primi, on opte pour une des spécialités locales, la bottarga di mugine (poutargue = oeufs séchés de mulet): Spaghetti alla bottarga. D'une simplicité même, mais sans aucun doute l'un des meilleures plats de pâtes que j'ai eu l'occasion de manger. Delizioso! Les spaghettis (gros calibre comme j'aime) sont parfaitement cuits, al dente, avec une huile d'olive à tomber et juste servis avec la poutargue, appelée ici le "caviar sarde"...

On termine par un assortiment de formaggio: pecorino, gorgonzola, parmesan et fontina! Un régal! Après ça je n'ai que trois mots, la vita e bella!

Tout est délicieux, frais, simple,...c'est que du bonheur!! Et le service est parfait! On quittera à l'heure italienne, les papilles encore toutes émoustillées....;-)

Tout au long de la soirée, nous avons observé avec plaisir le service en salle du patron et sa soeur: en contact privilégié avec les clients, proposant la pêche du jour, préparant en salle le boeuf cru maison ou encore servant le poisson juste grillé. On sent là un véritable art du métier, une passion de ses produits et un amour de sa clientèle.
Á retenir, un excellent rapport qualité-prix (avec un coperto qui ne dépasse pas les 1,50€ pp) !

Crackers
195 Corso Vittorio Emanuele II, 09123 Cagliari, 
T. +39 (0)70 653912, fermé le mercredi

J+2: Midi, heure du lunch, ou plutôt, heure de la siesta, on s'arrête dans le café littéraire incontournable de Cagliari: l'Antico Caffè.

Au menu, salade niçoise, crêpe farcie au prosciutto, mozzarella, tomate, et vino bianco. Au détour d'une table, on voit aussi passer un tomate-mozza d'une simplicité déconcertante mais qui donnerait plus envie qu'un bon steak saignant. Une mozzarella entière bien galbée et crémeuse à souhait simplement servie sur un carpaccio de tomate. That's it!
Á table, pour accompagner le tout, on nous apporte une excellente bouteille d'huile d'olive, de vinaigre balsamique et du poivre du moulin! 
We just enjoy!

Antico Caffè dal 1855,  
Piazza Costituzione 10/11, Cagliari CA 09100, http://www.anticocaffe1855.it, T. +39 070 658206

Á 17h, c'est l'heure de ...la gelato! Mais pas question d'aller n'importe où!
Direction Il Gelato Aresu dans la rue du restaurant Crackers (voir plus haut). Une gelateria labellisée Slow food, reconnue comme étant une des meilleures d'Italie. Il ne m'en fallait pas plus pour foncer. Première visite, le choix est très très difficile! Toutes me donnent très envie: de celle au pignon et miel, en passant par la pistache et les nocciola (noisettes), ou encore, plus originales, poire et noix, chocolat et myrte (herbes sardes) ou encore fenouil ou gorgonzola. Mais aussi les sorbets: fraise, melon, citron, sans oublier 4 différentes au chocolat (du 100% à du plus latte) et les incontournables, straciatella, tiramisu et bien entendu, fior di latte! Je goûte (en 2 visites (!) oui, une ce n'était pas assez), pignon, fenouil, crema (vanille), fraise et nocciola...je fonds! Les goûts sont purs et naturels, la texture parfaite, onctueuse; un régal!
Il gelato Aresu, 
244 Corso Vittorio Emanuele II, 09123 Cagliari, 
T. +39 (0)70 684646,   www.ilgelatoaresu.it/. 
Ouvert tous les jours de 11h à 14h et de 16h30 à 21h (22h les week-end)

20h, on passe à l'apéro. Direction l'énoteca, Enò. Un bar à vin qui propose plus de 200 vins au verre. Le cadre est typique, le service aimable. On opte pour un rouge de la région. Pas mauvais mais pas non plus inoubliable. (Un couple de français assis à la table d'à côté choisi la formule "dégustation" avec la possibilité de choisir 6 vins différents.) Notre verre est servi avec un assortiment d'antipasti, assez simple, mais accueillant. On reste cependant perplexe face à l'offre du menu au tableau qui propose des sushis comme plat du moment....! Mais bon, pourquoi pas, avec les excellents poissons frais disponibles sur l'île, ça doit faire de très bons sushis. Mais pour une fois, on a vraiment pas envie de sushi! L'Italie nous donne bien d'autres envies que cette spécialité nippone! (et tant qu'à prendre du riz, on préférera un risotto!)

Enò, 
Vico Carlo Felice 10/12 (angolo Via Angioj), 09124 Cagliari 
T. +39 070 6848243, www.enorestaurant.it/
21h30, l'heure est au resto. Un peu galère, on se voit refuser plusieurs endroits complets (on est toujours un peu last minute, nous. Réserver, on ne connait pas...même si on est vendredi soir!). Du coup, on finira à l'Italia, restaurant de l'hôtel du même nom. Accueillis à l'entrée par le patron avec une mini coupe de prosecco, on nous installe à l'intérieur; la terrasse et la salle sont remplies. Mais je ne tombe pas sous le charme de cette rue, genre ultra touristique, qui me fait penser à la rue des Bouchers à Bxl, appelée ici Via Sardegna!

L'heure tardive et le cadre nous font prendre un plat unique chacun: malloredus (pâte sarde) salsicia e pomodoro pour l'un et parmigiana melanzane e pecorino pour l'autre. Alors que le serveur nous avait dit que les aubergines étaient avec des pâtes on découvre avec surprise qu'il s'agit en fait d'un véritable melanzane alla parmigiana, façon mille-feuilles, avec du pecorino au lieu du parmesan, servi sur du pain sarde. Les pâtes sont un peu trop cuites et le plat d'aubergines assez lourd. Le cadre nous plaît beaucoup moins, tout comme l'accueil un peu trop superficiel à notre goût. Bien que nous n'ayons pour ainsi dire pas vraiment mal mangé, on ressort plutôt déçus! Trop touristique à notre goût!
Ristorante Italia, 
Via Sardegna 30, Cagliari, T. +39 70 657987

...à suivre (le spectaculaire marché de San Benedetto, la pêche de Poetto, la fregola et Crakers le retour)

Voir également:
A taste of Cagliari Jours 1 et 2
Un gusto di Cagliari Jour 3
Un goût de Cagliari Jours 4 et 5
Carnet d'adresses (résumé)

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...