lundi 28 mars 2011

TFP 2011 - 2ème épisode: Pascal Barbot, sa cuisine, concepts et recettes

Pour cette seconde session des master classes qui avaient lieu lors des Flemish Primitives (et après avoir suivi avec beaucoup d'intérêt pour la première session Sang Hoon Degeimbre et Thomas Bûhner sur la cuisine sous-vide) me voilà embarquée chez Pascal Barbot, chef de L'Astrance à Paris.


Je ne connaissais Pascal Barbot que de nom. J'ai donc découvert pour la première fois son univers qui m'a immédiatement séduit et fait pensé à William Ledeuil, avec ses condiments, ses couleurs et ses agrumes.

Pascal Barbot très joyeux, avec beaucoup de modestie et une véritable envie de partage nous a donc préparé un menu comme il l'aurait fait chez lui, à L'Astrance. Une succession de plats tous plus séduisants les uns que les autres! Son petit restaurant, d'à peine 25 couverts, ne possède pas de carte, et vie donc au feeling du chef. Et si le chef n'est pas là, le restaurant est fermé.
Pour les Flemish Primitives, L'Astrance affichait donc porte close et Pascal Barbot est venu avec toute sa fine petite équipe de cuisine pour nous présenter son menu du jour...

Si je devais résumer Pascal Barbot en 1 ingrédient, je dirais sans aucune hésitation, l'AGRUME! Sans lui, je ne sais plus cuisiner, nous dira-t-il. Voilà qui donnait le ton: yuzu, main de buddha, meyer lemon, kumquat, cédrat, bergamote, cumbawa, orange sanguine et orange amère,...

Avec plus de 100 fournisseurs, il affiche un réel désir de sélectionner au mieux chaque ingrédient: chaque artisan a sa spécialité.


Tout va commencer avec son plat signature, Mille feuilles de foie gras, pommes vertes et champignons de Paris.
Pascal Barbot qui n'hésite pas à exprimer ses réflexions à voix haute nous explique son attirance pour la combinaison GRAS - ACIDE. Une mayonnaise seule, c'est plutôt lourd. Avec un peu de citron, c'est tout de suite plus léger. Et voilà déjà les agrumes...
Ce plat d'une grande délicatesse, se compose d'une succession de champignons de Paris (les meilleurs possibles) coupés très finement à la mandoline (pour le côté neutre) et entrecoupés de tranches de foie gras (pour le côté...gras) et de fines tranches de pommes vertes (pour le côté acide). Le tout est déposé sur une base faite de feuilles de bricks collées avec un peu de sirop et compressées au four entre deux plaques. Le dessus est quant à lui saupoudré de poudre de champignons. Et comme accompagnement, un condiment...d'agrumes! et d'huile de noisette. That's it!

Pour le condiment d'agrume, il cuit le citron en papillote 1h au four, récupère la chair, ajoute sel, sucre et huile d'olive (+ agar agar).
Pour un autre condiment, il cuit la pulpe d'agrume dans du lait d'amande puis la mixe avec de l'huile d'amande, beurre et huile d'olive...mmmmmh

Fortement inspiré par la cuisine du monde et surtout l'Asie, Pascal Barbot réinterprète les associations de saveurs et les ingrédients qu'il a découvert lors de ses nombreux voyages. Je retiens sa confiture d'algue réalisée avec l'algue japonaise konbu après qu'elle ai parfumé un bouillon dashi. Au lieu de la jeter, il la récupère pour en faire un confit. Il la fait braiser à 120°C, 2 nuits avec du mirin, de la sauce soja et du dashi. Après la première nuit, il rajoute un peu de dashi. Ce concentré d'algue est ensuite monté au beurre.
Place ensuite à l'apéro...les cacahuètes! Travaillées en petits rouleaux croustillants farcis avec du concombre et un condiment de...je ne me rappelle plus!


Ensuite, la langoustine (j'avoue m'être laissée porter par le spectacle plutôt que de prendre des notes...il me manque donc certains détails)

Le cabillaud, (m'étant éclipsée quelques instants pour voir les autres master classes - voir plus loin - il me manque les détails aussi...oups)


Les Saint-Jacques snackées sur une émulsion d'huîtres et d'agrumes (!) confits. Un joli tableau!


Le poulet au Comté. Un peu de technique (mais pas trop, Pascal Barbot se dit nul en technique!...on sourit). Ici, le Comté est déposé sous la peau du poulet et collé avec une levure japonaise "mi glu" qui a la capacité de faire coller les protéines entre-elles. Accompagné d'un pesto noix, parmesan.


Le canard, d'une qualité exceptionnelle. Issu d'un croisement entre une race très ancienne, peu charnue et une plus généreuse, créant une viande au goût unique, aux notes de gibier. Le tout accompagné d'un condiment (!) réalisé à base de plus de 25 ingrédients, d'aubergines laquées et du doux petit ail noir japonais.


Ensuite on passe au sucré, tout en surprise et en douceur, avec l'étonnante "crème vanille", souvenir d'enfance! La base, ô surprise? de la pomme-de-terre! Cuite dans une eau autant sucrée que salée puis mixée avec du fromage blanc. Au milieu, de la glace vanille et une fleur de thym...Superbe!


Á nouveau dans la vanille, et toujours avec autant d'audace, place à un autre dessert aux notes asiatiques (!): miso vanillé, crème au beurre au thé vert, glace vanille et tuile croquante à base de riz grillé! J'adore l'association du miso et de la vanille (je note!). Hélas, sur la photo, la glace a déjà légèrement fondu, mais ça n'enlève rien à l'idée!


Et enfin, le vacherin tout Vichy, comme la ville d'origine de Pascal Barbot! Une meringue farcie roulée dans du papier à chocolat.


Fin du voyage au pays de Pascal Barbot, la tête remplie d'idées et de saveurs... Je suis séduite. Il faut que je teste ce "petit" restaurant d'urgence!

Mais pour revenir à nos Flemish Primitives, j'ai interrompu à quelques moments l'exposé de Pascal Barbot pour aller jeter un coup d'oeil aux autres master classes qui se déroulaient en même temps et dont les intitulés étaient tous aussi attractifs!!!

Petit passage chez Kristof Coppens (A Priori*, B) qui faisait démonstration de sa CryoCooking et sa cuisine à l'azote liquide!

Très spectaculaire avec toute cette fumée et cette énorme machine, la Crycotuv, inventée par Kristof Coppens et produite par Messer and Cretel. Voir ICI pour une petite vidéo et pour plus d'info. 

Petit détour ensuite au rayon boucherie avec David Martin (La Paix*, B), Hendrik Dierendonck (Butcher Dierendonck) et le fameux Jack O'Shea (UK) et sa fantastique viande de toute bonne qualité (dont nous avons la chance d'avoir une boucherie en Belgique à Bruxelles pour satisfaire au départ le petit monde so british de la capitale...vive les Communautés Européennes ;-)!


Sur un même étalage se trouvaient toutes les plus grandes stars de race bovine du monde : Aubrac, Simmenthal, Wagyu, Chianina,  Limousin, Angus,...

Et pour les cuire, le chef David Martin avait apporté son superbe four Josper! Autant dire que l'odeur dans la salle avait de quoi nous donner l'eau à la bouche et que les carnivores s'en sont donnés à coeur joie!

Tout autre univers enfin, celui de Magnus Nilsson (Flaviken, Se), ancien apprenti de Pascal Barbot, en duo à nouveau avec Sang-Hoon Degeimbre pour une master class sur la fermentation et les pickles. Grosse tendance gastronomique, plus un chef aujourd'hui qui ne propose un plat sur base de cette technique typique de la cuisine nordique, très en vogue elle aussi, mais aussi coréenne (cfr. S-H Degeimbre) avec notamment leur fameux kimchi!

Á retenir, la méthode 1, 2, 3 pour (si mes souvenirs sont bons) 1 dose de sucre, 2 de vinaigre et 3 d'eau (+ épices au choix).

Voilà donc une journée déjà très riche gastronomiquement dont on ressort la tête bien pleine et les papilles bien éveillées...

Le soir, pour ceux qui avaient la chance de pouvoir y assister, avait lieu un dîner de gala de très haut vol pour une expérience culinaire exceptionnelle, reprenant 14 chefs belges, 14 plats, pour un Belgium: taste and creativity dinner!

Dans les plats les plus intriguant, je retiens le Message in a bottle from the northsea, (exposé le lendemain lors de l'évènement principal (à venir)) et le Brazilian Lips, colaboration internationale entre le chocolatier belge Dominique Persoone et les chefs Sergio Herman (Oud Sluis, NL) et Alex Atalla (D.O.M., Brasil)

Pour le menu en entier, voir ici et pour les images, c'est par ici.

Á suivre, le main event des Flemish Primitives avec René Redzepi et Michel Bras en tête d'affiche...

dimanche 27 mars 2011

The Flemish Primitives 2011 - 1er épisode: le sous-vide par Sang Hoon Degeimbre et Thomas Bühner

Pour leur troisième édition, les Flemish Primitives ont à nouveau rassemblé la crème du monde culinaire devant un public professionnel international, dressant un épatant tableau de l'avant-garde culinaire!
Un casting de rêve pour deux journées hautes en découvertes et émotion.

L'évènement démarrait en force le premier jour avec au programme, des master classes. Une série de leçons de cuisine approfondies, avec dégustations, données par des chefs expérimentés, sur des domaines tels que la cuisson sous-vide, la fermentation, la technologie du goût, ou encore la cuisine à l'azote liquide.

Parmi ce choix difficile, j'ai opté à la première session pour la cuisine sous-vide et la, non pas "basse", mais "bonne" température. Par Sang-Hoon Degeimbre (L'Air du Temps**, B), Bruno Goussault (CREA, F) et Thomas Bühner (La Vie**, D) (voir ci-dessous).

Á la seconde scession, je me suis laissée tenter par Pascal Barbot (L'Astrance**, F): Sa cuisine, concepts et recettes. (à suivre bientôt).

Mais commençons par ce premier bînome sur la cuisine sous-vide avec... ...Sang-Hoon Degeimbre de l'Air du Temps**, un des chefs belges que j'apprécie le plus, avec ses créations tout en finesse et en saveur et ses petites notes d'influence coréenne (sa culture d'origine) qui me rappellent avec beaucoup de nostalgie mes amis coréens de NY qui m'avaient initié à cette cuisine. Et pour expliquer la technique sous-vide, rien de mieux qu'un expert scientifique spécialisé, Bruno Goussault, directeur et fondateur du CREA (Centre de Recherches et d'Etudes pour l'Alimentation). Et enfin, évidemment, pour un cours sur la cuisine sous-vide, après le chef et l'expert, il faut les outils: une petite dizaine de Rhoner maintenus à différentes températures (tous en dessous des 100°C, bien entendu!) et une Sous-Videuse.

Le cours peut commencer...1st dégustation: couteau, daikon, et....??? 2nd dégustation: la fameuse KIWITRE. Mascotte du mouvement Food Pairing ("Association de plusieurs aliments basée sur la présence commune de certaines molécules aromatiques") et un des plats signatures de San. Description selon Sang Hoon Degeimbre issue de son livre "L'Air du Temps : Cooking": "...l'analyse des composants de l'huître et du kiwi démontre que la première compte 14 molécules aromatiques (sur les 48 qui la caractérisent) en commun avec le kiwi..." d'où leur étonnante mais excellente association! Ici, l'huître est parfumée au champagne grâce à la cuisson sous-vide et accompagnée de perles gélifiées de kiwi et d'une jolie et croquante oyster leave qui rappelle étonnamment le goût du kiwi.3rd dégustation: moule et pomme-de-terre, le tout cuit sous vide (séparément) et accompagné d'une émulsion dont je ne me rappelle plus avec certitude mais je pense que c'était au curcuma, même épice qui accompagnait la moule dans sa cuisson sous-vide. Par contre, je me rappelle très bien du goût assez extraordinaire de la pomme de terre dont on goûtait de façon très incroyable le goût de..."terre". Ici, enrobée de truffe... tout simplement délicieux! 4th dégustation: canard et oignons rouges... une texture, un goût et un juteux incomparable! Et une présentation....version plat (ci-dessus) et version dégustation (ci-dessous)et pour garder la couleur rose de la viande, ne pas dépasser les 58°C... 5th dégustation: maquereau et choux (brocoli, romansco, choux fleur,..) et bouillon dashi si je ne me trompe... Pour la cuisson sous-vide du poisson, notre expert nous expliquera faire "saumurer" 10 minutes le poisson dans un bain d'eau avec 5% de sel (10% pour les poissons gras : saumon, thon, maquereau,...) avant de le mettre 2 minutes dans un bain d'eau à 83°C! Pour la seconde partie de l'exposé, place à Thomas Bühner du restaurant La Vie** en Allemagne qui nous exposera cette étrange machine digne des laboratoires.......la Rotary Evaporators! Une technique d'évaporation par rotation qui concentre le goût des aliments par réduction à basse température, permettant ainsi de conserver le goût cru des aliments. Idéal pour un jus de fruit concentré ou de viande crue comme l'a imaginé Thomas Bühner. Il met sous-vide du haché de viande avec de l'eau puis récupère le jus et le fait réduire à 40°C-45°C par évaporation en rotation dans cette étonnante machine, ce qui permet de concentrer le goût sans en détériorer ses composants car le jus n'a pas bouilli pour être réduit. Et voilà le résultat, à gauche un jus de viande après cuisson et à droite le jus "cru" concentré. Au goût, on sens une véritable différence. Celui obtenu par évaporation est beaucoup plus épais et plus fort...peut-être un peu trop? En tout cas, cette nouvelle technique en cuisine sera certainement très intéressante pour concentrer notamment le goût cru des aliments telles que les fruits ou les légumes. Un jus de fraise concentré par cuisson n'aura évidemment pas le même goût que s'il est cru...à suivre donc!

Á venir, la seconde masterclass avec le talentueux Pascal Barbot (L'Astrance**, F)....

vendredi 11 mars 2011

Á vendre : YAOURTIERE SEB neuve! jamais utilisée - 49 €

C'est la grande mode, la yaourtière! Tellement à la mode que j'en ai reçu une en cadeau alors que j'en avais déjà la même...
Il s'agit de la SEB, la version 2010 de la vintage blanche et orange, toute blanche et joliment rafraichie! La réputation et la qualité reste la même! livrée avec un livre de recette et 8 pots en verre avec couvercle.

Donc si quelqu'un cherche à se procurer cet ustensile tendance pour se faire de véritables et délicieux yaourts maison, je revend la nouvelle que j'ai reçu.

Valeur 65€, je la revend 49€!

Un petit mail pour arranger le tout et je vous l'envoi au plus vite pour ne pas maquer trop de petit déjeuner sans yaourt frais et onctueux!;-)

dimanche 6 mars 2011

Flemish Primitives...cuisine de haut vol!


Á ne pas manquer, ce 13 et 14 mars, au Kursaal d'Ostende, la troisième édition des Flemish Primitives.

Un congrès international rassemblant la crème du monde culinaire pour la promotion de l'innovation en gastronomie, avec pas moins de 25 chefs étoilés venant de Belgique mais aussi de France, d'Allemagne, d'Espagne, de Hollande, de Suède, de Grande Bretagne... On relèvera notamment en tête d'affiche Michel Bras, René Redzepi ou encore Alex Atala, et pour la Belgique, Sang Hoon Degeimbre, Denis Martin, Kristof Coppens...

Au programme: des master classes (cours de cuisines exclusifs), des rencontres en duo et trios, le lancement de la nouvelle application du courant Food Pairing qui recense plus de 1000 associations de produits, à priori incompatibles, mais aux composants moléculaires similaires,... Un évènement exceptionnel made in Belgium pour rester à la pointe de l'avant-garde culinaire !

Á ne pas manquer pour tous les passionnés de gastronomie.

Plus d'info http://www.theflemishprimitives.com/

lundi 28 février 2011

En foodista dans Metro spécial "fashion"

Interview donnée pour le journal Metro à l'occasion du spécial Mode 2011!

samedi 12 février 2011

# 4 Menu Noir et Blanc: Bavarois à la maquée, mûres et Oreo

Pas toujours facile d'être attiré par de la nourriture de couleur noire...erreur!
Prenez l'Oreo par exemple. Cet insoutnable petit sandwich sucré au coeur vanille et aux biscuits comparables, à vue, à du charbon. Avant d'y avoir goûté, je soutenais mordicus que ce truc était une horreur, ultra chimique et que jamais je ne mangerais de ce pseudo "Petit Prince" américain au contraste noir et blanc répugnant! Et pourtant, et pourtant, comme quoi tout arrive, un jour je me suis dit qu'à voir les quantitée qu'une de mes amies pouvait avaler, il ne devrait pas m'arriver grand chose...deuxième erreur! Si aucun bouton ne m'est apparu sur le visage, pire, je suis devenue accro! (voir recette de l'Oreo Cheesecake Ice Cream, une tuerie made in US)

Suite et fin du menu Noir et Blanc, après l'apéro, l'entrée et le plat, voici le dessert! Bavarois à la maquée, mûres et Oreo

Pour 4 personnes:

  • 200g de biscuit Oreo
  • 60g de beurre fondu
  • 300g de maquée fraîche
  • 100gr de sucre
  • 4 feuilles de gelatine
  • 30cl de crème fraîche fouettée
  • extrait de vanille
  • 200g de mûres
  • 200g de chocolat noir ou de coulis de fruits des bois noirs
1° Otez la crème des Oreos et mettez-la de côté. Réduisez les Oreo en poudre et mélangez-les au beurre fondu. Tassez le tout convenablement en une couche d'1cm dans des moules à pâtisserie individuels posés sur une feuille de papier sulfurisé.
2° Trempez les feuilles de gelatine 15min dans de l'eau froide, essorez-les et faites les dissoudre dans 5cl de crème liquide légèrement chauffée.
3° Mélangez la maquée avec le sucre et la crème d'Oreo, puis ajoutez la gélatine fondue, quelques gouttes d'extrait de vanille, et mélangez à nouveau.
4° Ajoutez la crème fraîche fouettée et mélangez délicatement.
5° Versez le tout dans les moules individuels, sur la couche de biscuit Oreo et faites prendre 4h au réfrigérateur.
6° Au moment de servir, démoulez délicatement vos bavarois en pressant par en bas. Versez un peu de chocolat noir fondu ou de coulis de fruit et décorez de mûres et de sucre impalpable tamisé.


Menu monochrome NOIR & BLANC
#1 L'apéro : 3 mises en bouche
#2 L'entrée : Coquilles Saint-Jacques aux graines de sésame noir, boudin noir et mousseline de panais
#3 Le plat: Dos de cabillaud à l'ail noir et risotto à l'encre de seiche
#4 Le dessert: Bavarois à la maquée, mûres et Oreo
#5 Littérature culinaire Black & White Food(à venir)

samedi 8 janvier 2011

# 3 Menu Noir & Blanc : Dos de cabillaud à l'ail noir et risotto à l'encre de seiche

Suite du menu monochrome Black & White. Après l'apéro et l'entrée, voici le plat.

Trouver des ingrédients naturellement noirs n'est pas chose facile. Voici une petite découverte surprenante et originale avec ce délicat ail noir japonais!

Ca fait déjà quelques mois qu'on le retrouve de plus en plus au restaurant, sur les blogs,... D'origine japonaise, d'un noir profond et plutôt moelleux, l'ail noir de Aomori a confit 1 mois dans une eau de mer extrêmement pure. D'une saveur très fine et plus douce que son négatif, il dégage des notes subtiles de prunes, presque sucrées. En plus d'être parfaitement digeste, il est également excellent pour la santé, et ne laisse aucun goût désagréable en bouche!
Il se marie particulièrement bien avec les poissons et les viandes blanches mais aussi simplement émincé sur une pizza, des pâtes ou du riz! Et pour les plus audacieux, on en trouve également enrobé de chocolat! Maîtres chocolatiers du royaume, à quand la praline noire belgo-japonaise?! Vous trouverez ce petit délice (environ 6 €) sur l'e-shop www.nishikidori-market.com, une mine d'or de produits japonais. En Belgique, j'en ai trouvé depuis peu aussi à mon épicerie japonaise bien-aimée: Super Store Nagomi, ancien Tagawa, 119 chaussée de Vleurgat à Ixelles.

Dos de cabillaud à l'ail noir et risotto à l'encre de seiche

Pour 4 personnes

  • 600g de dos de cabillaud
  • 200g de riz à risotto (de préférence le Vialone Nano)
  • 1 échalote
  • 1 gousse d'ail
  • 15cl de vin blanc sec
  • 1 c. à s. d'encre de seiche
  • 1L de fumet de poisson maintenu chaud
  • 50g de parmesan
  • 50g de beurre
  • 2 gousses d'ail noir
  • 1 échalote
  • 15cl de lait

Le risotto
Dans une casserole, faites revenir 1 échalote et 1 gousse d'ail hachés dans 1 c. à s. d'huile d'olive. Ajoutez ensuite le riz et faites le revenir 1-2min jusqu'à ce qu'il devienne nacré. Versez ensuite le vin blanc, remuez et laissez évaporer. Salez puis ajoutez 1 louche de fumet de poisson au fur et à mesure qu'il s'évapore. Au bout de 10 minutes, ajoutez l'encre de seiche, mélangez et continuez de verser le fumet jusqu'à la fin de cuisson (voir emballage du riz), environ 6 min. Hors du feu, « montecare » le risotto en ajoutant le beurre, le parmesan et en mélangeant le tout rapidement, puis couvrez et laissez reposer 2min.
Le cabillaud
Découpez le cabillaud en 4 morceaux, poêlez-les 2min sur chaque côté, poivrez, salez et enfournez 7-8min dans un four préchauffé à 200°C. Déglacez la poêle avec le reste de fumet de poisson du risotto, faites réduire puis ajoutez le lait, poivrez, salez et faites mousser au mixeur plongeur.
La sauce à l'ail noir
Ecrasez l'ail noir au pilon et ajoutez au fur et à mesure, 2-3 c. à s. d'huile d'olive puis l'échalote hachée finement. Mélangez pour obtenir une texture homogène.
Sur une assiette, dressez le risotto et déposez dessus le cabillaud badigeonné de sauce à l'ail noir. Versez ensuite autour, l'émulsion de poisson. Servez immédiatement.
A la place de la sauce à l'ail noir vous pouvez mettre de la tapenade d'olives noires.
Vous pouvez également remplacer le risotto par du riz noir Venere, des tagliatelles à l'encre de seiche ou encore des lentilles noires Beluga (magasins Bio).


Menu monochrome NOIR & BLANC

#1 L'apéro : 3 mises en bouche

#2 L'entrée : Coquilles Saint-Jacques aux graines de sésame noir, boudin noir et mousseline de panais

#3 Le plat: Dos de cabillaud à l'ail noir et risotto à l'encre de seiche

#4 Le dessert: Bavarois à la maquée, mûres et Oreo

#5 Littérature culinaire Black & White Food(à venir)


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