mercredi 31 juillet 2019

Taco de shiso, poulpe BBQ, romesco sauce et aioli à l'encre de seiche

Je suis toujours dans ma phase taco.

J'aime bien en effet ce petit format rond que l'on plie en 2, qu'on mange avec les mains et puis que toutes les saveurs se mélangent.

J'ai repris une idée que j'avais déjà réalisée pour mon menu tacos l'hiver dernier en utilisant une feuille de shiso à la place de la tortilla.

Je l'ai, cette fois, accommodée d'une patte de poulpe simplement grillée au BBQ, servie avec une sauce romesco au poivron, une pointe d'aioli à l'encre de seiche et une demi groseille à maquereau.

Taco de shiso, poulpe BBQ et romesco sauce
Pour 6 tacos:

  • 6 feuilles de shiso XL
  • 6 petites pattes de poulpe cuites
  • 6 cs de sauce romesco
  • 3 groseilles à maquereau (facultatif)
  • 1 oignon rouge doux (type Cipolla Rossa di Tropea Calabria ou Oignon de Roscoff AOP)
  • 1 gousse d'ail
  • 8g d'encre de seiche
  • 1 cs de vinaigre
  • 1 oeuf
  • 1 cc de moutarde
  • 15 cl d'huile d'olive légère
    Aioli à l'encre de seiche
    1° Presser l'ail.
    2° Mettre tous les ingrédients dans un bol haut et étroit spécial pour mixer plongeur. Assaisonner de poivre et sel.
    3° Plonger le mixer dans le fond et commencer à mixer en remontant tout doucement le mixer le long de la paroi.
    Shiso taco
    1° Faire griller les pattes de poulpe au BBQ
    2° Sur chaque feuille de shiso, dresser un peu de sauce romesco, déposer le poulpe par-dessus et terminer par une pointe d'aioli et 1/2 groseille coupée en 2
    3° Ajouter 1 rondelle d'oignon rouge 

    vendredi 7 juin 2019

    # pasta - Fagottini di ricotta con burro di limone Meyer e Parmigiano

    C'est à nouveau la faute à Bertrand Grébaut (voir l'histoire des tagliatelles de calamar ...)

    Cette fois, c'est suite à une visite dans son autre restaurant, le Clamato, que j'ai découvert ce plat. Ou du moins, cette variété de pâte: les manti.  Sorte de petits ravioli en forme de pyramide typiques de Turquie. Ils en proposaient chez Clamato farcis de chou-fleur rôti avec une sauce au vin rouge. Traditionnellement, les manti sont plutôt farcis de viande d'agneau et servi avec une sauce au yaourt, mais des versions végétariennes existent aussi.
    Manti de chou-fleur rôti et sauce au vin rouge @Clamato
    Après plusieurs recherches sur ces fameux manti, je suis finalement arrivée sur la variation italienne qui m'a fait finalement plus penser à ceux de Clamato que les manti ouzbèke, j'ai nommé... les fagottini. La forme est la même, mais les farces et les sauces changent.

    Bref, j'avais particulièrement bien aimé ce plat chez Clamato et en particulier le format de la pâte, du coup, je m'étais mis en tête un jour d'essayer et ...done ! En effet, j'aime beaucoup les ravioli de petit format, comme les agnolotti al plin du Piémont ou encore les tortellini de Bologne. Je trouve que les pâtes farcies que l'on peut manger en une bouchée comme un bonbon permettent de bien avoir le contraste entre la pâte et la farce. J'ai donc confectionné mes fagottini aussi petit que possible... 😅
    citron Meyer - Wholefood NYC
    Pour la sauce, il me restait un citron Meyer californien au congélateur ramené d'un précédent voyage aux States, mais avec un bon citron italien, ça fait aussi bien l'affaire.
    ...con bottarga
    Fagottini di ricotta con burro di limone Meyer e Parmigiano

    La pâte fraîche

    La base: 1 oeuf pour 100 g de farine. Après, on varie. Je préfère personnellement remplacer un oeuf par de l'eau car je trouve alors la pâte plus souple. Pour la farine, j'utilise toujours la semola di grano duro (semoule de blé dure) qui donne aux pâtes une meilleure tenue et une texture « al dente ».  A défaut, prenez de la farine de blé tendre type « 00 », ou de la farine classique.
    • 300 g de farine de blé dur (ou de type « 00 »)
    • 2 oeufs extra-frais Bio
    • 60 g d'eau
    • 1 c. à s. d'huile d'olive
    • ¼ c. à c. de sel
    1° Mettre la farine et le sel sur le plan de travail, faire un puits au milieu et y ajouter les oeufs, l'huile d'olive et l'eau. Travailler la pâte progressivement en incorporant la farine au fur et à mesure. La pétrir ensuite avec la paume de la main, environ 10 minutes, jusqu'à ce qu'elle soit élastique et  soyeuse. Si la pâte est trop sèche, rajouter un petit peu d'eau. Si elle est trop collante ajouter un peu de farine. Envelopper ensuite la pâte dans un film plastique et la réserver 1h au frigo. Vous pouvez aussi travailler la pâte au robot pâtissier avec le crochet durant 8-10 min. à très basse vitesse.
    2° Diviser la pâte en 3-4 parts. Aplatir l'une d'elle avec un peu de farine et l'abaisser au laminoir en commençant par l'épaisseur la plus large (pendant ce temps, garder les autres pâtons sous film alimentaire). Replier chaque côté sur le milieu puis l'abaisser à nouveau, côté plié sur la verticale, pour la travailler dans les deux sens. Répéter cette opération 6-7 fois puis diminuer progressivement l'épaisseur. Si vous n'avez pas de laminoir, utilisez un rouleau à pâtisserie et abaissez la pâte selon l'épaisseur souhaitée. Saupoudrer de farine  entre chaque passage si nécessaire pour éviter qu'elle ne se déchire.

    Bon à savoir:
    L'irrégularité des pâtes maison n'est pas un défaut, au contraire, elle apporte de l'authenticité au plat et n'enlève rien au goût!
    Pour la cuisson des pâtes, comptez 1 l d'eau et 10 g de gros sel pour 100 g de pâte. La durée varie en fonction de la taille des pâtes. Lorsqu'elles sont fraîches, ça va très vite, comptez 2 à 4 min.
    Si au début cela vous semble un peu difficile, vous verrez qu'avec l'expérience, ça devient un jeu d'enfant, avec un résultat toujours meilleur!

    Les fagottini à la ricotta

    NB: Pour cette variété de pâte je recommande d'abaisser la pâte au 5e cran (en sachant que mon laminoir en possède 6). J'avais essayé aussi, pour comparer, le 4e cran, mais à la dégustation, j'ai préféré la plus fine (5e cran) qui donnait plus d'équilibre en bouche avec la farce.
    • +-400 g de pâte fraîche
    • 250 g de ricotta
    • 2 jaunes d'oeufs
    • 50 g de parmesan
    • 1 pincées de noix de muscade
    • 1 citron bio (facultatif)
    1° Mélanger la ricotta avec les jaunes d'oeufs et le parmesan et assaisonner de noix de muscade, poivre et sel selon le goût. J'ajoute aussi souvent quelques zestes de citron dans la farce car j'adore le parfum qu'il apporte, mais ce n'est pas obligatoire vu que la sauce est citronnée aussi. C'est vous qui voyez selon vos goûts.
    2° Une fois la pâte abaissée, la découper horizontalement en longues bandes puis en verticalement afin d'obtenir des carrés de 5x5 cm. 
    3° Dresser (idéalement à l'aide d'une poche à douille) sur chaque carré l'équivalent d'une noisette de farce. Humidifiez les bords si nécessaire et replier les 4 coins en scellant la pointe puis les 4 côtés en dégageant un maximum d'air.
    4° Cuire les fagottini dans l'eau bouillante salée quelques minutes ou jusqu'à ce qu'ils remontent à la surface.


    La sauce au beurre de citron issu de l'excellent livre "La Géométrie de la Pasta" (=> un de mes livres de chevet)
    • 75 g de beurre
    • 100 ml d'eau
    • le zeste d'un citron
    • qqes gouttes de jus de citron
    1° Faire fondre le beurre dans une poêle en brassant vivement avec l'eau. 
    2° Ajouter les zestes de citron, un peu de muscade, de poivre et de sel si nécessaire. Laisser réduire jusqu'à la consistance d'une crème assez fluide. Ajouter un peu d'eau si elle épaissit trop.
    3° Transvaser les fagottini égouttés et les faire revenir quelques secondes dans la sauce avec qqes gouttes (pas plus) de jus de citron.

    Le bouillon de parmesan par William Ledeuil
    • 20 cl de bouillon de volaille
    • 20 cl de lait entier
    • 50 g de beurre
    • 80 g de parmesan
    1° Porter le bouillon de volaille et le lait à ébullition.
    2° Hors du feu, ajouter le beurre en morceaux et le parmesan râpé grossièrement. Mixer et réserver au chaud.
    3° Au moment de servir, émulsionner le bouillon de parmesan et le verser autour des pâtes
    ...con bottarga di mugine

    Et comme c'était quand même un repas festif, j'ai gratté un peu de bottarga à l'envoi ;-)

    mercredi 5 juin 2019

    #primavera - Risotto al nero di seppia, limone e bottarga

    Détour par Venise pour ce quatrième service de mon menu italien Primavera.

    Pour la petite histoire, heureusement que ce risotto était à l'encre de seiche et donc...noir !

    Je vous raconte...

    #backstageinmykitchen
    Recevant des amis à la maison pour un menu 100% italien de printemps, je commence la préparation du risotto alors que le plat précédent n'est pas encore servi (histoire de ne pas avoir un trop grand décalage dans le timing, il y avait quand même quasi 8 services...).
    Au moment de l'étape finale, je "montecare" le risotto comme d'habitude, pose le couvercle sur ma cocotte et la glisse vers la gauche... et donc sur une autre tac de cuisson censée ne pas être en marche... Oui, "censée", sauf qu'en réalité, elle ne s'était pas éteinte lors de son précédent usage comme cela se passe souvent après quelques minutes de non utilisation. Bref, je vous passe les détails, au lieu de reposer tranquillement dans sa cocotte pour que le gras du beurre se lie au crémeux du parmesan, mon risotto était tout simplement en train de recuire à feu vif, couvercle fermé, à l'étouffée...Autant le dire, c'était l'horreur ! Cela ne m'était jamais arrivé (du moins pas avec un risotto :-D Vive l'induction !)

    J'ai donc tenté de garder mon sang très très froid.
    J'ai tout stoppé, récupéré le risotto à 2, 3 cm de hauteur au-dessus du fond cramé, et servi ce risotto, un chouia sur-cuit ou plutôt déshydraté, accompagné de bottarga fraichement râpée et au final je m'en suis ps trop mal sortie. Même si après cette aventure, j'ai crains un instant que mes invités rechignent de goûter ce risotto à la couleur noir ...carbone ! ;-)

    Enfin, la recette de mon risotto al nero di sépia e bottarga donne toutes les étapes pour un risotto réussi, il suffit "juste" de ne pas l'oublier sur une taque allumée lors du repos final ! ;-)


    Risotto al nero di seppia limone e bottarga...

    Pour 4 personnes

    pour le risotto
    • 200g de riz à risotto (de préférence le Vialone Nano)
    • 1 échalote
    • 1 gousse d'ail
    • 15cl de vin blanc sec
    • 1 c. à s. d'encre de seiche
    • 1L de fumet de poisson maintenu chaud
    • 50g de parmesan
    • 50g de beurre
    • 1 citron bio
    • bottarga
    1° Dans une casserole, faire revenir l'échalote et la gousse d'ail hachées dans 1 c. à s. d'huile d'olive. 
    2° Ajouter ensuite le riz et le faire revenir 1-2min jusqu'à ce qu'il devienne nacré.
    3° Verser ensuite le vin blanc, remuer et laisser évaporer.
    4° Saler puis ajouter 1 louche de fumet de poisson au fur et à mesure qu'il s'évapore.
    5° Au bout de 10 minutes, ajouter l'encre de seiche, mélanger et continuer de verser le fumet jusqu'à la fin de cuisson (voir emballage du riz), environ 6 min.
    Hors du feu ;-), « montecare » le risotto en ajoutant le beurre, le parmesan et en mélangeant le tout rapidement, puis couvrir et laisser reposer 2min.
    7° Au moment de servir, râpez la bottarga et un peu de zestes de citron

    ....con la crema di piselli

    • 200 g de petits pois
    • 25 cl de bouillon

    1° Faire cuire les petits pois dans le bouillon environ 15 min. 
    2° Récupérer les petits pois en conservant une partie du bouillon et les mixer avec un peu de bouillon pour obtenir une crème épaisse, lisse et onctueuse. Passer la crème au tamis fin si nécessaire (cela dépend de la qualité du mixer). 
    3° Dresser la crème de petit pois sur le risotto à l'aide d'un flacon à bec verseur.

    NB: vous pouvez aussi mixer les petits pois avec de la menthe fraîche ou du basilic ou de la coriandre

    lundi 3 juin 2019

    Tagliatelle de calamar, beurre de miso et guanciale

    Tout ça, c'est la faute à Bertrand Grébaut!

    En février dernier, en revenant du Salon des vins de Loire, la traditionnelle halte parisienne s'impose.  Et quand on a envie de se faire plaisir à Paris, c'est souvent chez Septime qu'on débarque !

    Et au menu ce jour-là, un plat huge coup de coeur: "Tagliatelle de seiche d'Oléron, porc de Bigorre, navet fermenté déshydraté et beurre de miso". C'est bien simple, une tuerie ! Servi avec un vin orange Sicilien de l'île de Pantelleria du domaine Abbazia San Giorgio, c'était l'accord parfait. Une véritable émotion !

    Septime à Paris


    Du coup, je me suis mise en tête (de tenter) de refaire cette superbe association de terre-mer-umami...

    C'était un premier essai vraiment pas mal du tout. On retrouve bien la puissance du cochon associée à l'umami du miso. J'ai zappé le navet fermenté déshydraté, mais ma question reste encore de savoir si le chef Grébaut cuit les seiches ou si elles sont crues. Je lui demanderai la prochaine fois :-) mais dans tous les cas, à refaire !


    Tagliatelle de calamar, beurre de miso et guanciale
    Pour 6 personnes
    • 4 calamars nettoyés
    • 50 g de guanciale
    • 2 cs de miso blanc
    • 50 g de beurre
    1° Couper les calamars dans la longueur sur un seul côté, les assaisonner de sel et huile d'olive et les mettre individuellement sous-vide, bien à plat.
    2° Cuire 1h30 à 56°C.
    3° Une fois cuit, les sortir des sacs et les superposer les un sur les autres, les remettre sous-vide ou les emballer dans un film plastique et les mettre au congélateur. (Peut se préparer plusieurs jours à l'avance)
    4° Au moment de servir, trancher les calamar finement à la trancheuse.
    5° Faire fondre le guanciale coupé en petits cubes et le faire croustiller.
    6° Ajouter le beurre, puis le miso et émulsionner la sauce pour bien dissoudre le miso. Ajouter un peu d'eau. (Pour avoir plus facile, j'ai transvaser la sauce dans un bol et je l'ai montée au fouet avant de la remettre dans la poêle).
    7° Mettre les tagliatelles de calamar dans la poêle avec la sauce et les faire revenir quelques minutes dans la sauce comme on le ferait pour des pasta.

    samedi 25 mai 2019

    #primavera - Picagge con pesto alla Genovese, direction la Ligurie !



    Connaissez-vous les Picagge ?

    Direction la Ligurie, en Italie !

    Les Picagge sont une variété régionale de pâte plate entre la lasagne et la pappardelle. De jolis rubans larges et mi-longs à base de farine de blé ou de châtaigne, originaires de la région de Savona.

    On les sert traditionnellement alla Genovese, c'est à dire avec le pesto vedette locale, des haricots verts et des pommes de terre, mais elles s'accommodent très bien aussi d'un ragù di carne comme pour des pappardelles.

    Moins courantes cela dit que les troffie ou encore les linguine, toutes deux emblèmes de la Ligurie, les Picagge sont difficiles à trouver en épicerie. Je les avais découvertes et achetées à l'époque en version sèche à l'Eataly de Genova, mais je pense que le mieux reste encore de les préparer fraîches, comme beaucoup de pasta du Nord de l'Italie (même si celles d'Eataly, réalisées de façon artisanales, étaient excellentes! Mais Eataly, c'est loin...).


    Pour le pesto, j'ai fait confiance à la papesse des produits italien à Paris, Alesandra Pierini de la fantastique épicerie RAP. Chroniqueuse régulière également aux côtés de François-Régis Gaudry le dimanche matin sur France Inter dans l'émission "On Va Déguster" , elle est aussi l'auteure d'un des carnets "10 façons de le préparer" (éd. de l'épure) sur le thème du... pesto !



    Et attention, avec Alessandra, on ne badine pas avec le pesto !

    Chaque ingrédient compte autant que sa méthode de préparation...du moins si on est puriste.
    Il faut donc du basilic, mais pas n'importe lequel, du Basilico Genovese cultivé exclusivement en Ligurie, protégé depuis 2005 par une DOP. Les pignons de pin doivent être italiens (évidemment) et particulièrement de la région de Pise en Toscane, Pinoli di Pisa, car leur composition est incomparable (peu huileuse) et donne une douceur sans amertume au pesto. Le parmesan doit lui être le fameux Parmigiano Reggiano du Piémont voisin et le Pecorino, reflet de l'histoire, doit venir de Sardaigne, le Pecorino Sardo et non Romano donc. Et enfin l'huile,.... l'huile, elle doit être...de Ligurie pardi, l'Olio di Oliva Riviera della Liguria ! Et j'oubliais l'ail. Et, oui, même l'ail est spécifique. Il s'agit de l'excellent Aglio di Vessalico DOP et Slow Food cultivé dans un petit village de l'Alta Valle Arroscia en Ligurie. Bref, le véritable pesto, c'est tout un programme !


    J'ai la chance d'avoir un jour ramené d'Italie des graines de ce basilic unique labelisé AOP et Slow Food, et que je fais pousser dans mon balcon-potager urbain. Mais s'il semblerait que l'endroit de culture ai aussi toute son importance  dans la qualité de ce fameux basilic. (pour les puristes on a dit ;-))

    Pour le reste, à défaut d'avoir des Italiens, j'ai trouvé des pignons de pin qui selon moi rivalisent avec les liguriens et qui me viennent d'un ami espagnol qui s'est spécialisé dans la production et la vente de produits de sa ferme familiale en Espagne. Juste le top !

    Picagge con pesto alla Genovese

    Pour 6 personnes:


    • 60 g de basilic
    • 2 gousses d'ail
    • 60 g de parmesan
    • 40 g de pecorino sardo
    • 50 g de pignon de pin
    • 80 cl d'huile d'olive
    • gros sel
    • 200 g de haricots verts fins
    • 200 g de pommes de terre nouvelles

    1° Prélever les feuilles de basilic, les laver uniquement si c'est nécessaire et les laisser sécher naturellement sur un linge
    2° Idéalement au mortier (en marbre de Carrare ;-)) ou plus simple et rapide, à l'aide d'un mixer ou hachoir électrique à condition de mixer par à-coups rapide pour ne pas brûler le fragile basilic avec la chaleur des moteurs. Mixer d'abord l'ail et les pignons puis ajouter le reste des ingrédients. Rectifier l'assaisonnement.
    3° Peler les pommes de terre, les couper en tranches épaisses puis en cubes.
    4° Ébouter les haricots et les couper en sections de 3 cm.
    5° Faire bouillir une grande casserole d'eau salée. Cuire ensemble les pâtes, les pommes de terre et les haricots (environ 5 min.) Egoutter et servir avec une cuillère à soupe de pesto

    lundi 20 mai 2019

    #spring - Petits pois, oeuf bio 64° fumé, ricotta et ciboulette

    En pleine saison, quand le petit pois est bien croquant avec un délicieux goût de noisette, c'est le pied !

    J'aime bien cuisiner les petits pois comme ingrédient principal. Dernièrement, j'ai vu passer un plat du restaurant Frenchie à Paris qui préparait les petits pois avec des fèves des marais, une ricotta maison, un jaune d'oeuf fumé et un sabayon à la ciboulette...ça m'a inspiré ;-)

    Je ne sais pas comment il faisait pour avoir un sabayon si joliment vert. Pour ma part, je l'ai joué un peu différemment, et à la place du sabayon, je suis restée sur le petit pois que j'ai mixé avec de la ciboulette pour faire un velouté siphonné, un peu comme ma recette d'espuma chaude aux petits pois et bacon. Et si j'en avais trouvé, malheureusement c'est déjà la fin de la saison, j'aurais remplacé la ciboulette par de l'ail des ours... à refaire l'année prochaine donc !

    EDIT 7/6/2019:
    J'ai finalement trouvé la recette du sabayon à la ciboulette dans le livre de cuisine "Frenchie" du chef Gregory Marchand. J'ai donc refais ma recette ci-dessous en changeant l'espuma de petit pois par le sabayon à la ciboulette. Résultat? Le "sabayon" est délicieux! Par contre, je ne comprends toujours pas comment il obtient un tel vert...aaaaah ces chefs qui ne partagent pas toutes leurs astuces... (vous trouverez la recette  ci-dessous). 
    Au final, les deux options sont aussi bonnes l'une que l'autre. À vous de voir après si vous souhaitez accentuer le côté petit pois ou plutôt le côté mousseline.

    Petits pois, oeuf 64° bio fumé, ricotta et ciboulette
    Pour 6 personnes:
    • 6 oeufs frais bio
    • 1cc de sciures de bois de Hickory (ou autre)
    • 250g de ricotta 
    • 1 jeune oignon
    Petits pois glacés
    • 250g de petits pois frais écossé
    • 7 cl de bouillon de légume
    • 50 g de beurre
    • 2cs de graines de sarrasins toastées
    Espuma de petits pois et ciboulette
    • 250g de petits pois 
    • 25 cl de bouillon
    • 1 dizaine de brin de ciboulette
    • 5 cl de crème fraîche
    • 1g d'agar agar
    Espuma de petits pois et ciboulette
    1°Faire cuire les petits pois dans le bouillon environ 15 min. 
    2° Mixer le tout le plus finement possible avec la ciboulette. Ajouter l'agar-agar, mixer à nouveau puis faire bouillir 30 sec et mixer à nouveau. Ajouter la crème fraiche, mixer, passer au tamis fin et verser dans le siphon (0,25 l). 
    Vider une cartouche de gaz et maintener à température jusqu'au service (utilisez un bain-marie si vous n'avez pas un siphon thermo).

    Petits pois glacés
    1° Blanchir les petits pois dans de l’eau bouillante.
    2° Verser le bouillon dans une casserole, ajouter le beurre et porter à ébullition. Ajouter une pincée de sel et laisser réduire sur le feu, le mélange va mousser et prendre une consistance plus épaisse.
    3° Ajouter alors les petits pois blanchis et remuer vivement en faisant tourner la casserole. Le jus doit enrober complètement les petits pois, il ne doit plus rester de bouillon, il y a complète évaporation. 
    4° A la fin, hors du feu, ajouter quelques petits pois cru un peu plus petits (s’il vous en reste) et des graines de sarrasins toasté, mélanger pour les enrober rapidement de la même façon.

    Oeufs fumés
    1° Cuire les oeufs 1h à 64°. 
    2° Casser les oeufs délicatement dans un récipient en inox, couvrir d'un film plastique et fumer les oeufs 12 minutes à l'aide d'un Smoking Gun rempli de bois d'hickory. (plus d'info sur le Smoking Gun ici)

    Ricotta
    1° Mélanger la ricotta avec un jeune oignon émincé. Assaisonné de poivre, sel et un filet d'huile d'olive à la bergamote - facultatif (ou ajouter quelques zestes de citron + de l'huile d'olive)

    Dressage
    1° Mettre 1cs de ricotta dans le fond des assiettes. Déposer l'oeuf au centre et recouvrir avec les petits pois glacés au beurre.
    2° Dresser l'espuma de petits pois par-dessus et terminer avec quelques fleurs de ciboulette.

    EDIT 7/6/2019: variante avec la recette du sabayon de ciboulette (peut remplacer l'espuma de petit pois)

    • 100 ml d'huile de ciboulette (mixer au Vitamix (ou autre blender puissant) 100 ml d'huile avec 1/2 botte de ciboulette, laisser macérer 1 nuit puis passer au tamis fin pour récupérer l'huile verte => ça c'est ma recette de l'huile de ciboulette ;-), celle du chef Marchand demande de blanchir la ciboulette avant de la mixer)
    • 75 g de jaunes d'oeufs
    • 15 g de jus de citron 
    • sel

    1° Monter les jaunes d'oeuf avec le jus de citron au bain-marie.
    2° Ajouter l'huile de ciboulette et émulsifier, saler. (J'ai rajouté un peu d'eau pour assouplir le sabayon car il était trop épais pour pouvoir passer dans le siphon)
    3° Laisser refroidir à température ambiante, puis déposer dans un siphon avec 2 cartouches de gaz.
    4° Réserver à température ambiante.
    5° Dresser comme ci-dessus à la place de l'espuma au petit pois.




    dimanche 19 mai 2019

    Polipo / cannellini / 'nduja _ (poulpe, haricots blancs et saucisse calabraise)


    Et une recette de plus de poulpe...
    #octopuslover


    Mais à l'italienne cette fois !
    On écarte le classique chorizo espagnole pour laisser place à l'incontournable calabrais, le 'nduja.

    Le 'ndujache cos'è?
    Le 'nduja, c'est, à l'emblème de la Calabre, une sorte de saucisse à tartiner... au piment évidement! On le mange tartiné sur des crostini ou émietté sur les pizze, ou encore pour relever les sauces tomatées. Ici, je l'ai utilisé pour épicer le poulpe au moment de le poêler.

    Pour la crème de cannellini, je me suis inspirée de la recette du hummus en remplaçant les pois chiche par les haricots blancs, le tahin par la pâte d'amande. et l'huile de sésame par l'huile de bergamote... menu italien évidement.

    Et le mariage des trois fonctionne aussi merveilleusement que l'équivalent espagnole avec les patates et le chorizo ;-) olé.

    Polipo / Cannellini / 'Nduja
    Poulpe, haricots blancs et saucisse calabraise
    Pour 4 personnes:
    • 1 poulpe cuit (voir recette ici)
    • 350 g de cannellini cuits
    • 1 gousse d'ail
    • le jus d'un citron
    • 1 petite cc de sel
    • 1 cs de crème d'amande
    • huile d'olive (pour servir)
    • 1 morceau de nduja (saucisse calabraise piquante)
    • huile de bergamote (facultatif)
    1° Mixer ensemble l'ail écrasé et le jus de citron et laisser infuser 10 minutes. Passer à travers un chinois fin en pressant bien sur l'ail pour récupérer le jus infusé.
    2° Ajouter le sel, la crème d'amande et les cannellini et mixer jusqu'à obtenir une texture bien lisse, ajouter éventuellement un peu d'eau de cuisson ou de la conserve si nécessaire jusqu'à une texture crémeuse. Rectifier l'assaisonnement selon vos goûts si nécessaire (sel, citron,...)
    2° Faire revenir les tentacules de poulpe à la poêle avec un peu de 'nduja. Puis passer sous le grill pour qu'elles soient bien croustillantes.
    3° Dresser la purée de cannellini dans le fond des assiettes, déposer le poulpe par dessus
    Décorer avec quelques herbes fraîches ou micro-cress et un filet d'huile de bergamote.


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