mardi 9 février 2021

#BASIC - Huile verte aromatique persil/poireaux

Une base aromatique pour donner du peps à un tas de recette. Une huile verte brillante à mélanger à des bouillons pour un bel effet perlé
Crevettes Obsiblue, yuzu, kefir et huile de poireau
Le choix des herbes est large mais fonctionne particulièrement avec: persil, ciboulette, livèche, épinards, ail des ours, coriandre, chou frisé, verveine,...

Huile verte 
  • 75g de persil
  • 1 poignée d'épinard
  • 1 tête de vert de poireau
  • 1 botte de jeunes oignon (le vert uniquement)
  • de la ciboulette (facultatif mais apporte un délicieux gout d'oignon)
  • 30 cl d'huile neutre
1° Mixer le tout au blender
2° Faire chauffer à 95°C dans un poêlon.
3° Filtrer finement à travers un filtre à café en mettant le réceptacle de l'huile sur de la glace pour la refroidir rapidement. Laisser égoutter doucement. Conserver au frais. 

vendredi 13 avril 2012

kesako ? BANITZA végétal


Découvert hier au rayon frais de chez TAN (le shop-restaurant bio du Châtelain à Bxl), un délicat petit paquet joliment ficelé qui a attiré mon intérêt avec son adorable côté japonisant. Une présentation qui nous laisserait facilement présager une petite surprise nippone... et pourtant, nous sommes ici bien loin du soleil levant!

Son petit nom: banitza végétal (algues arame, carottes, poireaux) disponble également avec épinards au lieu des algues arame
Une spécialité d'origine bulgare à base d'un feuilleté de feuilles de brick, sorte de baklava turc. Ici proposé salé, farci avec des légumes et 100% végétal (sans beurre, ni oeufs, ni lait) et roulé comme un wrap mexicain.

Pour le déguster, l'épicier recommande de le passer quelques minutes très doucement à la vapeur juste pour le réchauffer sans le cuire, mais aussi pour ne pas qu'il laisse une impression de trop sec.

Verdict: Malgré le passage au panier vapeur, c'est tout de même un peu sec.
Je l'ai coupé en rondelles et arrosé d'un peu de sauce soja, façon sushi, pour l'humidifier un peu.
Au niveau du goût, ce n'est pas mauvais, surprenant, le côté sec domine mais l'algue arame apporte une saveur intéressante associée aux carottes et poireaux. L'ajout de sauce soja relève un peu le tout.
J'imaginerais bien un caviar végétal pour apporter un peu de liant et de moelleux à l'ensemble. Et pour un NON 100% végétal, j'y verrais bien un peu de feta...

Petite remarque également concernant la DLC de 10 jours. Cela me laisse un peu perplexe surtout lorsqu'on sait que les carottes perdent leurs valeurs nutritives très rapidement une fois râpées et que l'emballage de ce banitza est loin d'être hermétique et conservateur...

vendredi 11 mars 2011

Á vendre : YAOURTIERE SEB neuve! jamais utilisée - 49 €

C'est la grande mode, la yaourtière! Tellement à la mode que j'en ai reçu une en cadeau alors que j'en avais déjà la même...
Il s'agit de la SEB, la version 2010 de la vintage blanche et orange, toute blanche et joliment rafraichie! La réputation et la qualité reste la même! livrée avec un livre de recette et 8 pots en verre avec couvercle.

Donc si quelqu'un cherche à se procurer cet ustensile tendance pour se faire de véritables et délicieux yaourts maison, je revend la nouvelle que j'ai reçu.

Valeur 65€, je la revend 49€!

Un petit mail pour arranger le tout et je vous l'envoi au plus vite pour ne pas maquer trop de petit déjeuner sans yaourt frais et onctueux!;-)

dimanche 6 mars 2011

Flemish Primitives...cuisine de haut vol!


Á ne pas manquer, ce 13 et 14 mars, au Kursaal d'Ostende, la troisième édition des Flemish Primitives.

Un congrès international rassemblant la crème du monde culinaire pour la promotion de l'innovation en gastronomie, avec pas moins de 25 chefs étoilés venant de Belgique mais aussi de France, d'Allemagne, d'Espagne, de Hollande, de Suède, de Grande Bretagne... On relèvera notamment en tête d'affiche Michel Bras, René Redzepi ou encore Alex Atala, et pour la Belgique, Sang Hoon Degeimbre, Denis Martin, Kristof Coppens...

Au programme: des master classes (cours de cuisines exclusifs), des rencontres en duo et trios, le lancement de la nouvelle application du courant Food Pairing qui recense plus de 1000 associations de produits, à priori incompatibles, mais aux composants moléculaires similaires,... Un évènement exceptionnel made in Belgium pour rester à la pointe de l'avant-garde culinaire !

Á ne pas manquer pour tous les passionnés de gastronomie.

Plus d'info http://www.theflemishprimitives.com/

lundi 28 février 2011

En foodista dans Metro spécial "fashion"

Interview donnée pour le journal Metro à l'occasion du spécial Mode 2011!

lundi 29 novembre 2010

Exit les cupcakes et les macarons...WHOOPIIIIEEE!

J'ai découvert il y a peu qu'il existait une ligue anti-cupcakes! Ridicule selon moi. Comme si la cuisine nécessitait des ligues anti! En effet, le débat "j'aime/j'aime pas", particulièrement en cuisine, ne devrait pas être source de ligue d'opposition, de bien ou mauvais! Moi, à ce genre de propos, j'ai juste envie de dire: "peace, love & cooking" ;-)



Les cupcakes n'ont quand même rien de nuisibles à ce point! Que ceux qui n'aiment pas n'en mangent plus et qu'on laisse ceux qui aiment en profiter! Chacun est libre me semble-t-il, d'adhérer ou pas à une tendance!
Et puis les chauvins qui crient haut et fort que le macaron ("français" précisent-ils), au moins il demande de la technique et du savoir-faire, moi je répond, le cupcake (typique avant tout de la culture anglosaxone) en nécessite peut-être moins, mais au moins, il est convivial à réaliser et créatif! Et c'est ça aussi la cuisine! Personellement, je cuisine et aime les deux! Ils ont chacun du bon (surtout), et du moins bon (très peu ;-)).
Bref, de toute façon, le macaron et le cupcake, c'est déjà "has been", puisque arrivent, from US again (voilà qui ne devrait pas plaire aux frenchy macarons addict), les WHOOPIE PIE!

Whoopie Pie The New Cupcake
envoyé par isobel30. - Plus de vidéos fun.

Recettes et infos dès demain...

vendredi 4 septembre 2009

New job, new life...me voilà JOURNALISTE CULINAIRE!!!

Ca y est!
C'est parti!
Nouveau job, nouvelles aventures...

Après ma New York experience, je passe maintenant en mode working girl...

Mais si je vous dit ça, ce n'est évidemment pas pour vous raconter ma vie privée. Non, si je vous raconte ça, c'est parce que je suis maintenant journaliste culinaire pour le magazine Victoire (supplément lifestyle hebdomadaire du quotidien national Le Soir (Belgique)).
Vous pourez donc me retrouver tous les samedis dans VictoireMag avec toutes mes recettes, trucs & astuces, découvertes, coups de coeur, etc... Et pour les non-belges, sachez que vous pourrez également me suivre sur le blog du magazine.

Et maintenant, let's COOK & WRITE!

dimanche 1 février 2009

Et qui a dit qu'on mangeait mal aux Etats-Unis...

Et me voilà de retour sur la toile européenne après 6 mois d'aventure au pays des gratte-ciels et des yellow cabs.
Et c'est donc la tête pleine de nouvelles idées que je remets en action mon bien-aimé Squsitoo!
Je reconnais que j'ai eu quelques difficultés à le maintenir à jour durant tout mon voyage, ayant en effet opté pour la création, à destination de mes proches, d'un autre blog dédié à mon aventure au coeur de cette crazy city! Cependant, s'il est vrai que je n'ai publié aucune recette (ou très peu) durant ces 6 mois, je n'ai pas chômé pour autant. Je reviens en effet de ce merveilleux voyage la valise pleine de nouveaux food accessories et la tête remplie de découvertes qui n'attendent plus qu'à être exploitées et partagées.
Notez que je ne ferai en aucun cas le récit de mon voyage d'un point de vue personnel. Celui-ci n'ayant pas sa place sur ce blog mais je n'hésiterai pas à vous partager tout ce que j'ai pu découvrir d'un point de vue gastronomique au coeur de cette fantastique ville qu'est New York!

Oui, oui, j'ai bien dit gastronomique!
Il est vrai que beaucoup d'entre-nous pensent que,"aux Etats-Unis on mange mal!" Et là je vous arrête tout de suite car d'abord, New York, ce n'est pas vraiment les Etats-Unis, ensuite, s'agissant sans doute de la ville la plus cosmopolite au monde, on trouve au sein de celle-ci un mix incroyable de cuisine des quatre coins du globe qui font de Big Apple une city à haut potentiel culinaire. Que ce soit de la cuisine japonaise, coréenne, chinoise ou encore mexicaine, brésilienne, australienne, voir afghane, indienne, juive, sans oublier évidemment les cuisines stars à NY, la française suivie de l'Italienne. Toutes ces cultures ont trouvé leur place au coeur de la city. Et y a même la belge... :-), si si, c'est vrai! Notez quand même qu'il existe une véritable cuisine Américaine qui mérite d'être connue aussi... (je suis d'ailleurs devenue addict à certains de ses aspects..."cupcakes" ça vous dit quelque chose???)

Bref, à NY, il y en a pour tous les goûts...Une véritable caverne d'ali-baba de découvertes culinaires que je n'ai cessé d'explorer durant mes 6 mois... Et tout cela, je l'ai inscrit dans mon petit carnet de bord Moleskine made in New York.

Pour la parenthèse, ce petit carnet qui m'a été offert par ma grande soeur avant mon départ fait partie de la série "guide de voyage Moleskine". Celle-ci se décrit comme tel, "For every traveller who has any taste of his own, the only useful guidebook will be the one wich he himself has written" (Aldous Huxley). En effet ce guide de New York (qui existe pour d'autres grandes villes dont celui pour Bruxelles vient d'ailleurs juste de paraître) est en fait vide! Il est composé d'un plan de la ville et des transports en commun, d'infos utiles genre conversion de mesures, numéros de téléphones importants, ensuite, c'est à soi-même de le remplir et le faire vivre et prendre forme. Pour ce faire, il se divise en différents onglets personnalisables: food, restaurants, markets, hotels, shopping, museum,... feuillet de note, etc. Bref un vrai petit bijoux que je vous recommande vivement... AUjourd'hui, ce carnet est comme une sorte de bible de mon trip in NY dans lequel se trouvent toutes mes découvertes que je m'apprête à vous partager...

Voici donc en quelque mots l'orientation de mon blog pour les mois à venir: adresses gourmandes, recettes, product stories, découvertes, food store, bar, restaurant,...bref the food world made in NY!! En espérant que vous y trouverez autant de plaisir que moi...

samedi 21 juin 2008

Avez-vous déjà vu des oeufs verts?


Des oeufs bleus-verts???

Il y a quelques semaines, une collègue me racontait qu'elle élevait des poules pour lesquelles elle voue une véritable passion. Ces petites cocottes qu'elle aime tant sont de couleur noires et blanches et proviennent d'Amérique. On les appelle Araucana et Améraucana.
Leur grande particularité, me dit-elle, est que ces poules pondent des oeufs de couleurs verts-bleus! Ha bon! Je veux voir ça!
Quelques jours plus tard, 6 oeufs verts m'attendaient prêts à être découvert.
Cultivés de façon biologique, certains prétendent qu'ils auraient un faible taux de cholestérol. Ce qui personnellement me surprend un peu car si vraiment c'était le cas, je pense que beaucoup en aurait déjà fait leur commerce!! En tout cas les études scientifiques semblent se contredire sur le sujet... A voir donc!
Question goût, il paraît que l'on goûte en effet plus fort le goût de l'oeuf. Je dois dire que cela ne m'a pas spécialement frappé mais cela dit, ils étaient quand même très bons.
Question taille, ils sont légèrement plus petits que ceux que l'on trouve habituellement dans le commerce.
En tout cas, leur jolie couleur vert pâle, (couleur à la mode cette saison) se prête joliment à un plat à base d'oeufs.

En bref, cela m'a bien amusé de manger un petit oeuf à la coq vert pour déjeuner, histoire de colorer le début de journer tout en douceur. Accompagné des éternels et indispensables petits soldats au beurre salé ce fût (et c'est toujours) un régal!

Pour plus d'infos sur ces poules aux oeufs verts voir ICI
A venir, une recette chic à base d'oeufs verts.

lundi 14 avril 2008

"Bloggeurs, bloggeuses et autres fans de gastronomie, nous devons réagir..." Carlo Petrini pour Slow Food

Comme signalé précédemment, ce mercredi avait lieu à Bruxelles une conférence Slow Food sur le manger "Bon, propre et juste, Une éthique gastronomique au service de la souveraineté alimentaire" présentée par Carlo Petrini, président et fondateur du mouvement Slow Food.
C'est donc dans un des auditoires de l'université St Louis qu'il est venu encourager le tout jeune convivium belge et a défendu avec beaucoup de conviction, d'engagement et d'émotion, les valeurs du Slow Food.

A cette occasion, Karikol (le convivium bruxellois) avait rassemblé tous les conviviums de Belgique ainsi que quelques producteurs de notre petit pays. Etaient ainsi présents les conviviums de Silly, de Liège, de Gent, d'Anvers (Vlaanderen Convivum), de Leie, de Dijle et de Chenois ainsi que le chocolatier Au Manon d'Hor (Horrues), la Fromagerie du Gros Chêne (Méan) et 't Dischhof (Keiem),...


Pour le bon déroulement de la conférence, Carlo Petrini était accompagné de deux traducteurs. C'est donc en V.O (italien) que nous avons pu suivre cet évènement.

Déjà convaincue par l'importance des valeurs de ce mouvement depuis un certain temps maintenant, je le suis d'autant plus après cette conférence. Le respect des producteurs, l'environnement, l'éducation au goût, le plaisir du temps à table, les produits locaux... Mais pour faire bouger les choses nous devons toutes et tous agir dans ce sens et prendre nos responsabilités face à cette destruction de nos patrimoines gastronomiques. Si le réseau que constituent les blogs culinaires peut être un des points de départ, alors je vous invite tous bloggeurs, bloggeuses et autres passionnés de gastronomie à diffuser autour de vous les valeurs du Slow Food afin que demain, la gastronomie ne soit plus source de problèmes humains et environnementaux et redevienne le plaisir du goût!

Voici pour ceux que cela intéresse un petit compte rendu de la conférence.

"L'environnement est LE gros problème du 21e siècle". Carlo Petrini a entamé son discours en disant que "le manque d'eau sera [d'ailleurs] la cause de la prochaine guerre mondiale"! Cette problématique naturelle est, en effet, véritablement au coeur de tous les débats.

Présent pour parler "de gastronomie", Carlo Petrini a rapidement fait le lien entre alimentation et environnement: "la production de nourriture aujourd'hui est la première cause de déterioration de l'environnement. (Et dans une autre vision, elle est également à la base de nombreuses maladies: cardiovasculaire, obésité,...)" Il a alors donné l'exemple des crevettes, expliquant que l'augmentation de la culture de celles-ci a détruit tout un biotope et ce dans un seul but économique. Ce qui explique d'ailleurs pourquoi aujourd'hui on trouve des crevettes partout dans les supermarchés, à chaque saison de l'année. Il en va de même pour les Perches du Nil. L'augmentation de production de ce poisson a, à la fois détruit un biotope, mais aussi tout un système économique local!
De nos jours, on n'a jamais parlé autant de nourriture et de gastronomie mais "on parle, on parle, on parle et on mange n'importe quoi. Des recettes, des recettes, des recettes, toujours plus de recettes qui n'ont plus rien à voir avec ce que la gastronomie est à l'origine". Carlo Petrini parle de "pornographie alimentaire". La gastronomie est une science qui regroupe de multiples disciplines et il ne faut pas la réduire aux seules recettes, à son aspect ludique. "Les photos de plats que l'on trouve dans les magazine ressemblent de plus en plus à des cadavres".

Carlo Petrini est alors revenu brièvement sur l'histoire de la gastronomie. "La gastronomie est née en France avec Savarin au 19e siècle". Ce dernier la définissait par "tout ce qui regarde l'homme quand il mange". Elle est une conception complexe et multidisciplinaire qui regroupe à la fois l'économie, la politique, l'anthropologie, la génétique,...et aujourd'hui encore plus qu'avant, l'écologie! Le Slow Food a dans ce cadre, pour objectif de reconstruire un lien entre l'homme et la nature. Carlo Petrini relève ici deux problématiques nouvelles:

Premièrement,"aujourd'hui, on produit des denrées alimentaires (le maïs) pour l'énergie, le carburant. (...) Les Etats-Unis ont, dans ce contexte, envahi le Mexique dans le but d'augmenter leur culture de maïs, détruisant par là même les cultures locales et le système économique du Mexique (...). Nous [européens et américains] imposons notre système économique capitaliste dans le monde entier en pensant qu'il est sans doute le meilleur". Mais quelle erreur!

Le deuxième problème provient du fait du changement des habitudes alimentaires en Asie. En effet, les asiatique, auparavant faibles mangeurs de viande augmentent aujourd'hui significativement leur consommation carnivore. Or aujourd'hui 65´% de la culture mondiale de graines sert à l'alimentation des bestiaux (et donc aux denrées alimentaires carnées). Qu'en sera-t-il alors dans 10 ans si les asiatiques continuent d'augmenter leur consommation de viande?
"Nous devons donc absolument améliorer notre responsabilité alimentaire". Dans ce sens, Slow Food a créé en 2004 une Université pour les Sciences Gastronomiques implantée en Italie dont le but est "de coordonner par l’élément qualitatif de la gastronomie les diverses connaissances et les nombreuses activités liées à l’alimentation".

"La politique de l'alimentation va devenir un sujet de plus en plus important dans la politique mondiale". Terra Madre, cet évènement bisannuel Slow Food par excellence et qui se déroulera cette année en octobre, est l'occasion de rassembler et de confronter dans un même lieu tous les producteurs et acteurs du secteur agro-alimentaire afin de parler "d'une dignité des paysans, d'une biodiversité, contre l'OGM, de la propriété des graines, des semences..."

"Nous devons réagir et faire un grand mouvement de résistance!". Carlo Petrini parle ici du consommateur, le définissant plutôt comme étant "co-producteur, devant avoir un rôle actif et engagé."

Autre valeur importante du Slow Food, il s'agit de l'éducation au goût. "Il faut éduquer nos enfants. (...) car aujourd'hui il n'y a malheureusement plus de transfert générationnel de type père-fils". On ne transmet plus aux enfants les valeurs de la nourriture". Carlo Petrini a alors donné le triste exemple d'enfants auxquels on faisait sentir l'odeur d'une pomme et qui ont répondu spontanément que "ça sent le shampooing"!

"La nourriture a perdu de sa valeur. (...) alors qu'avant elle était sacrée. Aujourd'hui nous ne la respectons plus". On augmente considérablement la quantité de déchets car on jette en effet de plus en plus, d'une part la nourriture mais aussi d'autre part tout ce qui concerne le packaging, l'emballage. Ces derniers étant imposés notamment par les nombreuses normes d'hygiène de plus en plus excessives. Cette arrogance contribue, du fait de sa démesure grandissante, à la destruction des artisans dont les moyens ne permettent pas de répondre à ces nombreuses exigences.
"Nous devons créer un réseau de solidarité producteur et co-producteur. (...) Manger est le premier acte agricole. Si je mange d'une certaine façon, je contribue à une certaine agriculture. (..) Il faut absolument réduire la filière! Les consommateurs payent beaucoup et les producteurs gagnent peu et au milieu se trouve la grande distribution. (...) Nous devons aller chez les petits producteurs". Evidemment, c'est là qu'interviennent les réactions antagonistes. Deux grandes conceptions:

- Premièrement, le Slow Food serait-il élitiste? A cela le président du Slow Food répond, "il faut payer le JUSTE prix, ni trop, ni trop peu. Mais c'est un choix de vie évidemment". Il illustre son propos en expliquant qu'en 1970 (il n'y a donc pas si longtemps) un ménage moyen dépensait 32% de son revenu dans l'alimentation. Aujourd'hui il n'en dépense plus que 14%! "Et si ce chiffre diminue encore, on ne mangera bientôt plus de bonnes choses". Or actuellement, 12% de nos revenus sont destinés aux dépenses en GSM! "Où est la situation élitaire??". Et pour arriver à augmenter à nouveau la partie de revenu versée dans l'alimentation il faut "réduire la filière".

- Deuxième réaction, "on n'a plus le temps pour se faire à manger et acheter les bonnes choses". A nouveau Carlo Petrini parle de "choix de vie. Nos grands parents travaillaient 12, 13h par jour mais ça ne les empêchait pas de se faire à manger." Le Slow Food signifie donc lent d'un point de vue de la nourriture mais aussi d'un point de vue du rythme de vie.
"Le goût est le plaisir qui connaît. Il est l'équilibre entre le plaisir et le savoir".
Carlo Petrini terminera en nous donnant un conseil gastronomique, "l'essence sensorielle est la base du goût"...

"Il faut relocaliser la nourriture. Favoriser une économie locale et une production locale".

Qu'on se le dise...

lundi 31 mars 2008

Slow Food Info - Carlo Petrini à Bruxelles, ce 9 avril!

Pour tous les Slow Food Addict, sachez que ce 9 avril, Carlo Petrini le père fondateur et président du mouvement Slow Food, sera à Bruxelles pour animer une conférence sur le thème de "Bon, propre et juste,
Une éthique gastronomique au service de la souveraineté alimentaire".

Cela se déroulera à l'Université Saint-Louis (Bxl).

Pour plus d'info, n'hésitez pas à consulter le site du Convivium Slow Food Bruxellois, Karikol...

Good Slow Day

samedi 15 mars 2008

"AMBIANCE Culinaire.be", un site web plein de recettes savoureuses de grands Chefs

Aujourd'hui, pas UNE recette mais DES recettes.
Abonnée depuis un certain temps au magazine culinaire belge Ambiance, j'ai découvert avec plaisir, il y a peu, leur nouveau site Internet.

Ambiance est selon leurs mots le "magazine le plus savoureux de Belgique". Chaque mois il propose une quarantaine de recettes savoureuses et inspirées selon les dernières tendances tout en restant abordable. On y trouve ainsi des recettes de grands Chefs mais aussi des recettes de plats terroirs revisités qui mettent en avant les nombreux produits locaux de notre pays : la bière, les fromages, les chicons,... Les traditions de nos pays voisins ne sont pas non plus oubliées que ce soit la truffe, le caviar ou les coquilles Saint-Jacques,...

Les vins, les producteurs artisans et les voyages culinaires y sont également mis à l'honneur.

La bonne nouvelle c'est que depuis peu, leur site Internet offre également à tous l'accès à l'intégralité des recettes publiées dans le magazine à partir de septembre 2006.

Outre l'index par mois, on y trouve également un système de recherche par produit, par Chef ou par catégorie de plat. Voilà une bonne astuce pour retrouver LA recette qui nous avait tant fait de l'oeil il y a quelques mois mais dont on ne se souvient plus dans quel numéro elle se trouve parmi la pile entassée dans notre armoire "livre de cuisine". Mais surtout c'est une très chouette adresse web pour se régaler sans obligation d'achat...;-)

Qu'on se le dise... Bon surf gourmand, c'est par ici

mercredi 21 novembre 2007

Visite au Salon du Livre Gourmand de Bruxelles

Ce week-end, comme je l'avais annoncé dans mon dernier post, c'était le Salon du Livre Gourmand à Bruxelles. Evènement dédié, comme son nom l'indique, aux livres de cuisine. On pouvait ainsi trouver un large choix d'ouvrages gourmand ainsi que des dédicaces, dégustations et conférences sur cette littérature culinaire.

Je vous propose aujourd'hui, les photos de ce salon que j'ai visité ce dimanche.


Parmi les exposants, hormis les éditeurs de livres, se trouvaient les trois grands ateliers de cuisine de Belgique. Chacun proposant des cours de cuisine ainsi que la vente de nombreux accessoires et produits culinaires.

Ici, l'Atelier des Chefs qui proposait ce jour là deux espaces de démonstration de recettes rapides qu'ils reproduisaient plusieurs fois sur l'après-midi...



Autre évènement de ce salon, il s'agit de la remise de prix littéraires.
Les quatre catégories étant :


  • le beau-livre
  • le livre à moins de 20€
  • le roman, récit ou essai
  • l’ouvrage appartenant à toutes catégories

Un de ces prix (je ne sais pas exactement lequel mais je pense qu'il s'agit de la catégorie "beau-livre"...) a été donné à cet ouvrage de Sang-Hoon Degeimbre, le célèbre chef belge du restaurant L'Air du Temps à Noville-sur-Mehaigne (Belgique) et réalisé en collaboration avec Jean-Pierre Gabriel. Ce coffret en deux tomes présente à la fois les superbes recettes de ce grand créatif culinaire et d'autre part, les différents fournisseurs du restaurant.

Les photos sont magnifiques et les recettes pleines de bonnes idées pour tout qui aime, un temps soit peu, la cuisine moléculaire dans toute sa créativité...

De nombreux autres invités étaient présent lors du salon:

Le dimanche, j'ai rencontré Christophe Felder, le célèbre maître pâtissier français, qui m'a très gentiment présenté ses nombreux ouvrages, me vantant particulièrement celui appelé "Les Crèmes de Christophe"... (C'est d'ailleurs comme ça que j'ai su que c'était Ch. Felder...) Jusqu'à ce que nous soyons interrompus par Eric Boschman (venu à la rencontre de Ch. Felder) qui était également présent pour exposer son livre "Le Goût des Belges".


Christophe Felder

En haut à droite, le livre "Le goût des Belges" d'Eric Boscman.

En image, les nombreux étalages débordant de livres gourmands...



Une des caractéristiques fortement présente sur ces étalages était le packaging des livres, leur apparence extérieur. En effet, cet élément apparait de plus en plus étudié pour la publications d'ouvrages culinaires.

Le nombre de sortie étant de plus en plus grand, les éditeurs n'hésitent pas à investir cet aspect pour se distinguer et attirer le regard sur leurs publications.


C'est ainsi que l'on peut voir un livre sur le chocolat en forme de tablette de chocolat ou encore un ensemble de livrets de recettes de légumes en forme de caisse à légumes et appelé "la boîte à légumes".


Ou encore, cette boîte ronde qui reprend, tel un carrousel, une série de livres de cuisine d'une même collection, sorti individuellement précédemment.


Bref, tout est bon pour séduire et vendre sa marchandise...

Autre évènement parmi les nouvelles sorties du moment, il s'agit du livre réalisé par le duo Julie Andrieu et Pierre Hermé.

En gros, ce sont les recettes du Grand Chef Hermé traduit par Julie Andrieu pour les rendre accessible à tous. C'est un peu dans la même idée que Ducasse, il y a quelques années avec Sophie.


Ci dessus (en bas à gauche), la série d'Hervé This

En voyant ce livre de Nicolas Le Bec je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Chantal d'Assiette Gourmande et à Mercotte qui nous ont déjà livré quelques recettes de ce grand chef (et l'ont, je pense, déjà visité à son restaurant de Lyon ...)


Trish Deseine était évidemment au RDV avec la sortie de son nouvel ouvrage (qui tombe parfaitement en concordance avec les fêtes...) "Goût de Luxe". Celui-ci, sous-forme de coffret, est composé de 6 livrets traitant chacun d'un ingrédient de luxe. On trouve ainsi la truffe, le foie gras, le caviar, le champagne, le homard et bien sûr...le chocolat :-), de quoi être ready for Christmas...
Autre stand qui m'a beaucoup intéressé, il s'agit de celui de cuisinemoleculaire.com. Cette entreprise propose la vente de différents produits et ustensiles liés à la cuisine moléculaire. Leur spécificité ? Ils vendent l'agar-agar, l'alginate, la lécithine... sous un format plus petit (sachet de 1gr, 1,25gr, 2gr,...) pour un usage plus aisé. Ils considèrent en effet (et avec raison) que tout le monde ne possède pas de balance de chimiste capable de mesurer au gramme prêt et que l'on n'est rarement amené à en faire un usage quotidien.

Sur leur stand, on pouvait donc voir les multiples possibilités qu'offrent ces petites poudres magiques... (Les différentes recettes se trouvant sur leur site @)

Ici, un Tiramisu déstructuré avec une bille d'Amaretto faite grâce à l'Alginate et au Chlorure de Sodium.




Les murs du Salon, quant à eux, étaient décorés par une exposition photos réalisée par Tony Leduc, auteur notamment, avec Filip Verheyden, de la célèbre trilogie Homarus Box .




Au stand de Cooking Time j'ai pensé à Mamina en voyant ces moules à spéculooos... Malheureusement, il n'y en avait pas en forme de Saint-Nicolas!


Mmmmh, un des trois ateliers de cuisine présent au salon, exposait sa nouvelle série de produits destinés, eux aussi, à la pratique pour tous, de la cuisine moléculaire. On pouvait ainsi trouver une boîte offrant les outils nécessaires pour réaliser des Pearls Cocktail ou encore une autre boîte appelée Discovery Set ou Ice-Cube Fizz. Mais autant le dire d'emblée, ces petites boîtes découvertes, ne contenant finalement que quelques grammes de poudre magique et la seringue à gouttes pour le Pearl Cocktail, affichaient la modique somme de... 30€!!! A ce prix là, on attend avant de se sentir concerné... (Personnelement j'ai déjà trouvé plus avantageux!)

Bref, dans la boutique de Mmmmh, on pouvait également trouver toute une série d'ustensiles de cuisine japonaise (cfr. photo ci-dessous). Le dimanche, il proposait d'ailleurs une démonstration de cuisine pour réaliser des sushis, des makis,...

Dégustation d'huile d'olive et de vinaigre balsamique...

Autres produits proposés : le kit cours de cuisine sous forme de pot de peinture comprenant un tablier et un bon pour un cours de cuisine, des diamants de sel avec sa râpe, du jus de truffes,...



OSEREZ-VOUS?....oserez-vous quoi?

L'Atelier des chefs proposait, quant à lui, une boîte dans laquelle se trouvaient tous ce qui est nécessaire pour réaliser...du FOIE GRAS.

(Deux autres thèmes existent également: le Macaron et le Beautyfood )

Alors maintenant, plus d'excuse pour les fêtes, tout le monde s'y met!


Ami gourmand, certifié 100% belge et roi des spéculoos, il s'agit bien sûr de la biscuiterie Dandoy. A l'approche de la Saint-Nicolas (et autres fêtes) il se devait, évidemment, d'être présent.

Parmi leurs gourmandises on pouvait goûter, notamment, leur célèbre pains à la Grecque...Mmmmmh j'adore!

Pays à l'honneur: Slovenia. Et avec, la dégustation de produits du pays: pain, huile, vin, etc.

Encore un ami gourmand... Mmmmh le chocolatier Galler qui proposait, à la dégustation, des galettes pralinées et exposait sont très connu coffret épices et chocolats : "Chaque baguette est un pinceau, chaque encrier un aromate...(..)"

Une des conférences le dimanche : "15.30 - 16.00: Jacques Mercier: rencontre et dédicaces (Fr)"Le Goût du Chocolat"; 150 ans de pralines Neuhaus, suivi de dédicaces et de ... dégustations et démonstrations de fabrication de pralines Neuhaus."


J'ai donc eu le plaisir de goûter aux excellentes pralines de Neuhaus et boire un véritable chocolat chaud fabriqué avec leur délicieux chocolat, épais et onctueux comme je les aime... et voilà comment s'est terminée ma visite...


Praline Gianduja, crème de café :-)

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