lundi 12 mai 2008

Macarons aux Dulce de Leche ultra simple...


La confiture de lait, mmmmh, quelle douceur!

Toujours avide de découvrir de nouvelles saveurs, j'en avais une fois acheté dans mon supermarché, histoire de savoir enfin ce que ce pot rempli de crème à la couleur caramel et perdu au milieu des confitures de fruit, avait comme subtilité(s) gustative(s).

Résultat plus que positif. Après une cuillerée, j'étais sous le charme!

Toujours avide de réaliser de mes propres mains ce que j'aime, la suite logique était tout naturellement: Comment réaliser la confiture de lait soi-même?!

Après plusieurs recherches sur la toile, j'ai, pour mon premier essai, opté pour la version rapide.

Le résultat est assuré. Une simple boite de lait sucré, une casserole et de l'eau et le tour est joué!

Cependant je pense que la prochaine étape sera de la faire entièrement moi même, sans boîte de conserve... D'ailleurs, si vous avez de bonne recette, n'hésitez pas!


Dulce de Leche (Confiture de lait)

Ingrédient pour 1 pot

  • 1 boîte de conserve de lait sucré

Mettre dans une casserole d'eau bouillante la conserve de lait sucré et laissé cuire à petit bouillon environs 2h30.

NB: Il faut toujours que la conserve soit recouverte d'eau. En rajouter donc si nécessaire au cours de la cuisson.

NB2: J'utilise une casserole avec panier vapeur et dépose la conserve dans le panier.

Au bout des 2h30, sortir la conserve (attention c'est très chaud) et la laisser refroidir au frigo.

Une fois refroidi, il suffit d'ouvrir la boîte, c'est prêt!!

Pour faire plus joli, je l'ai versé dans un bocal et conservé toujours au frigo.

Cette confiture de lait se déguste de 1000 façons: sur du pain, avec des biscuits, des glaces, à la cuillère (façon que je préfère...:-p)....

Pour une fois, j'ai décidé de m'en servir pour garnir mes macarons.

Pour la recette des macarons, j'utilise toujours la même. Je la renote pour info.

La source est de Stéphane Riss sur Cuisine en Ligne

Macaron parisien, la recette de base

Ingrédients :

  • 250 g de tant pour tant ( 125 g de sucre glace, 125 g de poudre d'amendes)
  • 90 g de blancs d'oeufs (clarifiés 24 h à l'avance tempérés)
  • 125 g de sucre semoule
  • 1 pointe de colorant

1° Réalisation du tant pour tant

Dans un cutter, mélanger 125 g de sucre glace, 125 g de poudre d'amendes sans faire chauffer l'appareil Une fois cette opération effectuée, tamiser le tant pour tant pour retirer les impuretés, déposer sur un papier sulfurisé.

2° Réalisation de la meringue

Monter les blancs avec la moitié du sucre au départ (avant de fouetter) puis le reste du sucre quand les blancs sont fermes.

3° Macaronage

Verser les blancs montés dans un grand récipient et incorporer en trois fois le tant pour tant, puis le colorant et le parfum de son choix
Laisser croûter 20 mn

4° Cuisson

Faire cuire 10 a 13 mn dans un four ventilé réglé sur 165°C en fonction de la taille

dimanche 4 mai 2008

Premier dîner en terrasse... Spaghettis n°12 agli Asparagi, Funghi e Prosciutto di Parma

Un plat de pâte de saison pour notre premier dîner en terrasse...

Le secret de la recette est toujours le même: la qualité et la fraîcheur des ingrédients.

Les asperges sont de saison alors je n'hésite pas à en acheter car je les adore. Et avec du jambon italien et du Parmesan (ou du Pecorino) fraîchement râpé, c'est un délice.

En prime, j'ai utilisé une excellente huile d'olive que j'avais ramené lors mon voyage en Toscane.

Pour les pâtes, j'ai choisi les spaghettis n°12 de chez De Cecco. Plus gros que les spaghettis classiques, ils font parti de mes préférés. Ils s'allient en effet très bien avec des sauces moins liquides.

Spaghettis n°12 agli Asparagi, Funghi e Prosciutto di Parma

Ingrédients pour 4 personnes

  • 500gr de De Cecco n°12
  • 500gr d'asperge verte
  • 8 tranches de jambon de Parme (ou autre jambon italien)
  • 500gr de champignon
  • 2 gousses d'ail
  • 1 échalote
  • Parmesan (ou Pecorino)
  • 40gr de beurre
  • ciboulette
  • poivre du moulin, sel


Casser le bout dure des asperges (environ 4cm), les éplucher si nécessaire. Couper les pointes et les blanchir trois minutes dans de l'eau bouillante. Débiter le reste des tronçons en morceaux et les faire revenir dans 20gr de beurre chaud durant 7,8 minutes à couvert. Poivrer, saler. Réserver.

Eplucher les champignons et les émincer. Dans 20gr de beurre, faire revenir l'ail et l'échalote. Ajouter ensuite les champignons et les faire suer quelques minutes. Lorsqu'ils ont rendu leur eau et qu'ils sont juste cuits arrêter la cuisson. Poivrer, saler et ajouter la ciboulette finement hachée. Réserver.

Cuire les pâtes comme indiqué. Ici, ce sont des spaghettis De Cecco n°12 dont la cuisson est de 12'. NB: Dans l'eau des pâtes, j'ai ajouté les bouts durs des asperges ôtés au début de façon à aromatiser l'eau.

Rmq: Pour les pâtes, j'arrête toujours la cuisson 1' avant car elles continuent toujours de cuire un peu une fois égouttées. Et je laisse toujours un peu d'eau de cuisson dans le fond de la casserole après égouttage afin que les pâtes ne se dessèchent pas.

Egoutter les pâtes. Les ajouter aux champignons et leur jus, et les réchauffer rapidement. Rajouter environ 20gr de beurre. Mélanger bien.

Dans une assiette profonde, déposer les spaghettis avec les champignons et déposer au-dessus le prosciutto afin qu'il s'attendrisse avec la chaleur des pâtes. Saupoudrer généreusement de parmesan fraîchement râper et verser les asperges par dessus.

Terminer par un généreux filet d'huile d'olive de qualité et un tour de moulin à poivre.

jeudi 1 mai 2008

Verrine de printemps: Caviar de Courgette au Romarin et Crème de Parmesan

Cela fait déjà longtemps que je me dis qu'il faut que j'essaye cette recette.
Je l'avais découverte il y a déjà plusieurs mois au détour d'un blog et avait retrouvé l'originale lors de mes longues haltes dans le rayon gourmand des librairies.
Le blog en question est Péché de gourmandise. Blog très chouette sur lequel je trouve souvent de bonnes inspirations.
Le livre duquel est issue la recette d'origine est "Verrine" de José Maréchal. Ce petit livre au format carré que l'on trouve partout et qui se décline en de nombreux thèmes culinaires (éditions Marabout).

Bref, vu que ma cuisine passe tout doucement en mode été et que du coup, mon frigo se voit rempli de plus en plus de très estivales courgettes et autres herbes ensoleillées, j'ai donc enfin testé cette recette que j'ai légèrement modifiée à ma manière et qui s'avère être délicieuse.

C'est une verrine pleine de fraîcheur et de saveurs venues tout droit de la grande botte que j'aime tant.

Caviar de courgette et crème de parmesan

Ingrédients pour 4 verrines


  • 1 courgette
  • 1 petite échalote
  • 1 gousse d'ail
  • 1 branche de romarin
  • 1 c à s d'huile d'olive
  • Sel et poivre
  • 20cl de crème fraîche liquide
  • 100gr de parmesan
  • poivre du moulin
1° Débiter la courgette en cube de 0.5mm.

2° Chauffer l'huile d'olive avec les gousses d'ail écrasées. Ajouter ensuite les cubes de courgettes et le romarin et les faire revenir jusqu'à ce qu'ils soient croquants. Poivre et sel.

3° Verser les cubes dans les verrines.
NB: La recette propose de les écraser mais je préférais les laisser entiers. Plus joli et plus croquant.

4° Dans la poêle des courgettes, verser la crème fraîche et la faire chauffer. Lorsqu'elle est chaude ajouter le parmesan fraîchement râpé. Mélanger le tout jusqu'à ce qu'il soit bien fondu et légèrement épaissi. Poivrer avec le moulin, (saler).



5° Sur les courgettes, dans les verrines, verser alors la crème de parmesan et garnir avec une feuille de basilique ou une petite branche de romarin.

NB: cette verrine peut-être servie à toutes les températures: courgette et parmesan chauds ou juste l'un des deux chaud ou les deux froids. C'est comme on aime.

Haaa la cuisine....

dimanche 27 avril 2008

Thon rouge grillé minute au balsamique, roquette et spaghettis d'aubergines

On pourrait aussi appeler cette recette "le plat préféré de Lola".
C'est bien simple, elle n'a que des avantages... (de mon point de vue):
  • Mes ingrédients préférés: le thon rouge, l'aubergine, la roquette, le balsamique et le parmesan.
  • Plat léger plein de vitalité
  • Le tout prêt en un temps record!
  • ....et d'une simplicité.....

Idéal pour un repas chic et rapide plein de saveurs méridionales.

De plus, cette recette est parfaite en ce début de printemps pour apporter un peu de soleil dans nos assiettes.

Thon rouge grillé minute au balsamique, roquette et spaghettis d'aubergines

Ingrédients pour 2 personnes:

  • 2 steaks de thon rouge frais d'environ 180gr
  • 1 belle grosse aubergine brillante et ferme
  • une gousse d'ail
  • de la roquette
  • du vinaigre balsamique
  • de la fleur de sel
  • huile
  • poivre du moulin
  • parmesan
Couper les aubergines dans le sens de la longueur en tranche de 0.5mm. (Avec une mandoline ou à la trancheuse.) Les tailler ensuite en spaghettis. Les dégorger avec du sel durant 20 minutes si on a le temps puis les rincer et les essorer avec du papier absorbant.

Dans une poêle, faire revenir les spaghettis d'aubergine dans de l'huile d'olive avec l'ail écrasé. Poivrer, saler. Réserver.

NB: on peut aussi ajouter un peu d'herbes de Provence.

Lorsque les aubergines sont prêtes, faire chauffer de l'huile d'olive dans une poêle à griller (si pas, une poêle normale fera l'affaire). Badigeonner un peu les steaks de thon avec l'huile d'olive et lorsque l'huile est bien chaude, les faire cuire environ deux minutes sur chaque face. L'intérieur doit rester cru. Attention car cela va très vite. Poivrer, saler.

Au centre d'une assiette, déposer les spaghettis d'aubergine et râper dessus fraîchement le Parmesan pour qu'il fonde légèrement avec la chaleur. Ajouter des feuilles de roquettes et arroser d'un filet d'huile. Disposer le thon sur la roquette et réserver au chaud le temps de préparer la sauce.

Déglacer la poêle du thon avec le vinaigre balsamique, poivrer saler et verser sur le poisson.

Un tour de moulin à poivre et, et , et...fleur de sel! La petite touche croquante qui fait tout!

Joyeux printemps et régalez-vous!

mercredi 23 avril 2008

Ravioles de langoustines et sa bisque mousseuse



Les ravioles... Mmmmh je les adore. Sous toutes leurs farces...

Si je n'en fais pas une fois par semaine alors je n'en fais jamais. (En plus, c'est le plat préféré de ma meilleure amie avec qui j'habite. Il est donc le plat du compromis par excellence ;-))
Au quotidien, je les fais à la ricotta et aux épinards, ou au chèvre et aubergine, ou...

Pour une occasion un peu plus festive, je les fais au jambon de Parmes, aux girolles et à la truffe (voir ICI) ou aux langoustines accompagnées d'une bisque onctueuse.

Voici donc la recette de cette dernière...
NB: Pour la pâte à raviole, je me fourni dans un supermarché asiatique du côté de la Bourse à Bruxelles. (C'est l'avantage d'habiter en plein coeur d'une des villes les plus cosmopolites du monde). Pour le reste, tout est une question de qualité des produits, comme d'habitude.


Ravioles de langoustines et sa bisque
Ingrédients pour 4 personnes:
  • un paquet de feuilles de ravioles
  • environs 25 langoustines AVEC leur carapace
  • 500gr de champignon
  • ricotta fraîche (facultatif)
  • ciboulette
  • échalote
  • 2 carottes
  • 1 oignon
  • céleri
  • thym
  • laurier
  • cognac
  • vin blanc
  • tomate concentrée
  • 1L fumet de poisson
  • 1/2 l de crème fraîche


Pour les ravioles
Décortiquer les langoustines et réserver les carcasses. Enlever l'intestin (fil noir qui se trouve sur le dos des langoustines) car il donne un goût désagréable.
Faire revenir les langoustines rapidement dans un peu de beurre. Poivrer, saler et ajouter la ciboulette finement hachée. Réserver
Poêler les champignons grossièrement hachés dans un peu de beurre avec l'échalote. Une fois prêt, vous pouvez ajouter un peu de ricotta pour l'onctuosité et pour que la farce s'amalgame bien.
Ensuite déposer les feuilles de ravioles sur le plan de travaille et y déposer une petite cuillère de champignons et au dessus une langoustine. Humidifier les bords avec un oeuf battu ou avec de l'eau en prenant bien soin de vider l'intérieur de la raviole de l'air afin qu'elle ne s'ouvre pas durant la cuisson. Réserver.
Pour la bisque
Faire revenir les carapaces dans de l'huile et les écraser pour qu'elles dégagent toutes leurs saveurs. Ajouter les carottes, l'oignon et le céleri préalablement découpés en morceaux. Ajouter thym et laurier et faire revenir pendant 8 minutes environ.
Flamber avec le cognac puis déglacer avec le vin blanc et la tomate concentrée. Faire réduire à sec.
Ajouter environ 1L de fumet de poisson et faire cuire 40 minutes.
Passer au chinois et faire réduire de moitié
Ajouter la crème fraîche et cuire encore 5 minutes. Poivrer, saler.
Présentation
Après avoir cuit les ravioles dans une grande casserole d'eau bouillante durant 4 minutes, les égoutter. (Attention de ne pas laisser l'eau bouillir quand les ravioles sont dans la casserole afin qu'elles ne s'ouvrent pas avec la force du bouillon.)
Dans une assiette profonde, mettre les ravioles égouttées. Mixer la bisque au mixeur plongeur afin qu'elle devienne mousseuse et en couvrir les ravioles. Donner un coup de moulin à poivre et déposer quelques tiges de ciboulette.
Un délice!
NB: A défaut de langoustines ou pour un plat plus démocratique, on peut utiliser des scampis pour farcir les ravioles. Mais attention que dans ce cas, les carapaces ne fonctionnent pas pour la bisque. On peut alors les accompagner d'une petite sauce à base de crème ou de tomate.

lundi 14 avril 2008

"Bloggeurs, bloggeuses et autres fans de gastronomie, nous devons réagir..." Carlo Petrini pour Slow Food

Comme signalé précédemment, ce mercredi avait lieu à Bruxelles une conférence Slow Food sur le manger "Bon, propre et juste, Une éthique gastronomique au service de la souveraineté alimentaire" présentée par Carlo Petrini, président et fondateur du mouvement Slow Food.
C'est donc dans un des auditoires de l'université St Louis qu'il est venu encourager le tout jeune convivium belge et a défendu avec beaucoup de conviction, d'engagement et d'émotion, les valeurs du Slow Food.

A cette occasion, Karikol (le convivium bruxellois) avait rassemblé tous les conviviums de Belgique ainsi que quelques producteurs de notre petit pays. Etaient ainsi présents les conviviums de Silly, de Liège, de Gent, d'Anvers (Vlaanderen Convivum), de Leie, de Dijle et de Chenois ainsi que le chocolatier Au Manon d'Hor (Horrues), la Fromagerie du Gros Chêne (Méan) et 't Dischhof (Keiem),...


Pour le bon déroulement de la conférence, Carlo Petrini était accompagné de deux traducteurs. C'est donc en V.O (italien) que nous avons pu suivre cet évènement.

Déjà convaincue par l'importance des valeurs de ce mouvement depuis un certain temps maintenant, je le suis d'autant plus après cette conférence. Le respect des producteurs, l'environnement, l'éducation au goût, le plaisir du temps à table, les produits locaux... Mais pour faire bouger les choses nous devons toutes et tous agir dans ce sens et prendre nos responsabilités face à cette destruction de nos patrimoines gastronomiques. Si le réseau que constituent les blogs culinaires peut être un des points de départ, alors je vous invite tous bloggeurs, bloggeuses et autres passionnés de gastronomie à diffuser autour de vous les valeurs du Slow Food afin que demain, la gastronomie ne soit plus source de problèmes humains et environnementaux et redevienne le plaisir du goût!

Voici pour ceux que cela intéresse un petit compte rendu de la conférence.

"L'environnement est LE gros problème du 21e siècle". Carlo Petrini a entamé son discours en disant que "le manque d'eau sera [d'ailleurs] la cause de la prochaine guerre mondiale"! Cette problématique naturelle est, en effet, véritablement au coeur de tous les débats.

Présent pour parler "de gastronomie", Carlo Petrini a rapidement fait le lien entre alimentation et environnement: "la production de nourriture aujourd'hui est la première cause de déterioration de l'environnement. (Et dans une autre vision, elle est également à la base de nombreuses maladies: cardiovasculaire, obésité,...)" Il a alors donné l'exemple des crevettes, expliquant que l'augmentation de la culture de celles-ci a détruit tout un biotope et ce dans un seul but économique. Ce qui explique d'ailleurs pourquoi aujourd'hui on trouve des crevettes partout dans les supermarchés, à chaque saison de l'année. Il en va de même pour les Perches du Nil. L'augmentation de production de ce poisson a, à la fois détruit un biotope, mais aussi tout un système économique local!
De nos jours, on n'a jamais parlé autant de nourriture et de gastronomie mais "on parle, on parle, on parle et on mange n'importe quoi. Des recettes, des recettes, des recettes, toujours plus de recettes qui n'ont plus rien à voir avec ce que la gastronomie est à l'origine". Carlo Petrini parle de "pornographie alimentaire". La gastronomie est une science qui regroupe de multiples disciplines et il ne faut pas la réduire aux seules recettes, à son aspect ludique. "Les photos de plats que l'on trouve dans les magazine ressemblent de plus en plus à des cadavres".

Carlo Petrini est alors revenu brièvement sur l'histoire de la gastronomie. "La gastronomie est née en France avec Savarin au 19e siècle". Ce dernier la définissait par "tout ce qui regarde l'homme quand il mange". Elle est une conception complexe et multidisciplinaire qui regroupe à la fois l'économie, la politique, l'anthropologie, la génétique,...et aujourd'hui encore plus qu'avant, l'écologie! Le Slow Food a dans ce cadre, pour objectif de reconstruire un lien entre l'homme et la nature. Carlo Petrini relève ici deux problématiques nouvelles:

Premièrement,"aujourd'hui, on produit des denrées alimentaires (le maïs) pour l'énergie, le carburant. (...) Les Etats-Unis ont, dans ce contexte, envahi le Mexique dans le but d'augmenter leur culture de maïs, détruisant par là même les cultures locales et le système économique du Mexique (...). Nous [européens et américains] imposons notre système économique capitaliste dans le monde entier en pensant qu'il est sans doute le meilleur". Mais quelle erreur!

Le deuxième problème provient du fait du changement des habitudes alimentaires en Asie. En effet, les asiatique, auparavant faibles mangeurs de viande augmentent aujourd'hui significativement leur consommation carnivore. Or aujourd'hui 65´% de la culture mondiale de graines sert à l'alimentation des bestiaux (et donc aux denrées alimentaires carnées). Qu'en sera-t-il alors dans 10 ans si les asiatiques continuent d'augmenter leur consommation de viande?
"Nous devons donc absolument améliorer notre responsabilité alimentaire". Dans ce sens, Slow Food a créé en 2004 une Université pour les Sciences Gastronomiques implantée en Italie dont le but est "de coordonner par l’élément qualitatif de la gastronomie les diverses connaissances et les nombreuses activités liées à l’alimentation".

"La politique de l'alimentation va devenir un sujet de plus en plus important dans la politique mondiale". Terra Madre, cet évènement bisannuel Slow Food par excellence et qui se déroulera cette année en octobre, est l'occasion de rassembler et de confronter dans un même lieu tous les producteurs et acteurs du secteur agro-alimentaire afin de parler "d'une dignité des paysans, d'une biodiversité, contre l'OGM, de la propriété des graines, des semences..."

"Nous devons réagir et faire un grand mouvement de résistance!". Carlo Petrini parle ici du consommateur, le définissant plutôt comme étant "co-producteur, devant avoir un rôle actif et engagé."

Autre valeur importante du Slow Food, il s'agit de l'éducation au goût. "Il faut éduquer nos enfants. (...) car aujourd'hui il n'y a malheureusement plus de transfert générationnel de type père-fils". On ne transmet plus aux enfants les valeurs de la nourriture". Carlo Petrini a alors donné le triste exemple d'enfants auxquels on faisait sentir l'odeur d'une pomme et qui ont répondu spontanément que "ça sent le shampooing"!

"La nourriture a perdu de sa valeur. (...) alors qu'avant elle était sacrée. Aujourd'hui nous ne la respectons plus". On augmente considérablement la quantité de déchets car on jette en effet de plus en plus, d'une part la nourriture mais aussi d'autre part tout ce qui concerne le packaging, l'emballage. Ces derniers étant imposés notamment par les nombreuses normes d'hygiène de plus en plus excessives. Cette arrogance contribue, du fait de sa démesure grandissante, à la destruction des artisans dont les moyens ne permettent pas de répondre à ces nombreuses exigences.
"Nous devons créer un réseau de solidarité producteur et co-producteur. (...) Manger est le premier acte agricole. Si je mange d'une certaine façon, je contribue à une certaine agriculture. (..) Il faut absolument réduire la filière! Les consommateurs payent beaucoup et les producteurs gagnent peu et au milieu se trouve la grande distribution. (...) Nous devons aller chez les petits producteurs". Evidemment, c'est là qu'interviennent les réactions antagonistes. Deux grandes conceptions:

- Premièrement, le Slow Food serait-il élitiste? A cela le président du Slow Food répond, "il faut payer le JUSTE prix, ni trop, ni trop peu. Mais c'est un choix de vie évidemment". Il illustre son propos en expliquant qu'en 1970 (il n'y a donc pas si longtemps) un ménage moyen dépensait 32% de son revenu dans l'alimentation. Aujourd'hui il n'en dépense plus que 14%! "Et si ce chiffre diminue encore, on ne mangera bientôt plus de bonnes choses". Or actuellement, 12% de nos revenus sont destinés aux dépenses en GSM! "Où est la situation élitaire??". Et pour arriver à augmenter à nouveau la partie de revenu versée dans l'alimentation il faut "réduire la filière".

- Deuxième réaction, "on n'a plus le temps pour se faire à manger et acheter les bonnes choses". A nouveau Carlo Petrini parle de "choix de vie. Nos grands parents travaillaient 12, 13h par jour mais ça ne les empêchait pas de se faire à manger." Le Slow Food signifie donc lent d'un point de vue de la nourriture mais aussi d'un point de vue du rythme de vie.
"Le goût est le plaisir qui connaît. Il est l'équilibre entre le plaisir et le savoir".
Carlo Petrini terminera en nous donnant un conseil gastronomique, "l'essence sensorielle est la base du goût"...

"Il faut relocaliser la nourriture. Favoriser une économie locale et une production locale".

Qu'on se le dise...

dimanche 6 avril 2008

Lemon Curd (version light)

Toujours avide d'essayer le home-made, je me suis enfin décidée à tester la réalisation du Lemon Curd. J'ai donc parcouru la toile du web afin d'y dégoter le processus magique de cette spécialité So British.

Après plusieurs recettes trouvées, je me suis finalement arrêtée sur celle de Marcià' Tak qu'elle avait elle-même trouvée sur Marmitton. Cette recette est une version light qui se réalise sans beurre, histoire de profiter des douceurs sucrées sans modération...

Le résultat est délicieux. D'un jaune éclatant, ce lemon curd est une belle réussite.

Ce que j'aime le mieux: le déguster avec d'excellents biscuits sablés...Squisito!

C'est une recette simple, rapide et légère qui annonce le début du printemps. Et c'est vraiment un délice!

A faire et à refaire donc!

LEMON CURD light (source Marcia Tak)

Ingrédients:

  • 4 citrons NON TRAITES
  • 150 gr de sucre fin
  • 3 oeufs
  • 1 cs de maïzena

1° Laver soigneusement les citrons et en prélever les zestes en prenant garde de ne pas emporter en même temps la chair blanche des citrons.

2° Déposer les zestes au fond d'une casserole, et y verser le jus de citrons pressés. Ajouter la maïzena délayée puis le sucre. Remuer à l'aide d'un fouet puis commencer à faire chauffer le mélange à feu doux.

3° Dans un saladier, battre les oeufs en omelette puis les mélanger à la préparation dans la casserole tout en continuant à remuer le mélange.

NB: Une fois que les oeufs ont été ajoutés à la préparation, il faut toujours remuer le mélange à l'aide d'un fouet, sous peine de voir tout accrocher dans le fond de la casserole.

Mettre le feu plus fort et continuer de remuer jusqu'à ce que le mélange épaississe (c'est très rapide environ 3-4 minutes).

4° Ôter alors du feu et mettre dans des petits pots à confiture. (ici avec les proportions données, j'en ai eu pour 2 pots)

Une fois que le tout à bien refroidi, conserver les pots au réfrigérateur.


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